Est-il permis de faire bouger les images des morts avec l'intelligence artificielle ? Ali Gomaa répond

Le docteur Ali Gomaa a confirmé, lors de son émission "Noor Al-Din et la jeunesse" sur la chaîne CBC, que l'utilisation de l'intelligence artificielle pour animer les images des défunts n'est pas interdite en soi, à condition de ne pas leur attribuer des propos ou des actions qu'ils n'ont pas prononcés, car cela ressemble à un faux témoignage et est considéré comme un péché majeur.
Gomaa a indiqué que la technologie est un moyen légitime si elle est utilisée correctement, et que le jugement religieux ne concerne pas la technologie elle-même, mais la manière dont elle est utilisée et son objectif.
Il a expliqué :
"Si c'est juste pour transmettre l'information ou l'image, il n'y a pas de mal, mais le mal se produit lorsque des propos ou des actions sont attribués à une personne qui ne les a pas réellement faits".
L'ancien mufti a averti que l'utilisation de cette technologie pour se moquer, faire des blagues ou déformer l'image du défunt transforme la situation d'un simple usage technique en diffamation et mensonge sur une personne qui n'est plus capable de se défendre, ce qui va à l'encontre des valeurs éthiques et des normes religieuses.
Gomaa a conclu son avertissement en soulignant que l'utilisation officielle ou légale de la technologie, comme le montage d'un extrait où le défunt semble recommander quelque chose ou reconnaître un fait qui ne s'est pas produit, pourrait avoir des conséquences graves concernant les droits, les biens ou les relations entre les gens, et tomberait dans le domaine du mensonge et de la falsification qui nuit à la société.