Yoon Suk Yeol attaque la décision de sa condamnation à la réclusion à perpétuité : la décision est un "vengeance politique" et prédéterminée

Déclaration enflammée après le jugement
Les déclarations de Yoon ont été faites dans un communiqué publié par son avocat, le lendemain d'un jugement rendu par le tribunal central de Séoul le condamnant à la réclusion à perpétuité, après avoir été reconnu coupable de compromettre le système constitutionnel.
L'ancien président a exprimé des regrets pour "la frustration et la souffrance" causées par sa décision, mais a insisté sur le fait qu'il avait agi avec "honnêteté et objectif" pour défendre le pays, considérant que ses adversaires politiques cherchaient à déformer sa décision et à la qualifier de "rébellion" pour régler des comptes politiques.
6 heures qui ont secoué la Corée du Sud
Yoon avait déclaré l'état d'urgence en décembre 2024, une mesure qui n'a duré que six heures avant d'être rejetée par le parlement, mais qui a provoqué un choc politique majeur et déclenché des manifestations dans les rues.
Le tribunal a estimé que sa décision impliquait le déploiement de troupes pour envahir le parlement et arrêter des opposants, ce qui a été considéré comme une atteinte directe au système constitutionnel, entraînant son éviction de son poste et son incarcération.
Défense des "pouvoirs présidentiels"
En revanche, Yoon, ancien procureur, a nié les accusations portées contre lui, affirmant que la déclaration de l'état d'urgence relevait de ses prérogatives constitutionnelles, et que sa démarche visait – selon ses dires – à avertir d'un blocage de l'opposition au travail du gouvernement.
Il est prévu que l'affaire continue de susciter une forte division politique en Corée du Sud, dans l'une des crises constitutionnelles les plus complexes de l'histoire moderne du pays.