Troisième round de Genève : Trump refuse tout enrichissement de l'uranium iranien

Dans une position décisive, le président américain Donald Trump a souligné hier vendredi qu'il ne souhaite pas que l'Iran procède à un enrichissement de l'uranium, même à hauteur de 20%, affirmant que cela inclut tous les usages, y compris civils.
Cette déclaration est intervenue après le troisième round de négociations entre l'Iran et Washington à Genève, médiées par le sultanat d'Oman.
Trump a déclaré lors d'une rencontre avec des journalistes avant un événement dans la ville côtière de Corpus Christi au Texas, que l'Iran cherche à accroître sa richesse mais qu'il "n'a pas besoin de toute cette quantité de pétrole", accusant Téhéran de ne pas vouloir avancer suffisamment, qualifiant cela de "très regrettable".
Le président américain a réitéré son refus des négociations actuelles, disant : "Je dis pas d'enrichissement. Ni à 20% ni à 30%. Ils veulent toujours 20% ou 30%. Ils disent que c'est pour des fins civiles... mais je le vois comme non civil".
Malgré cela, il a insisté sur son désir de résoudre les problèmes de manière pacifique.
D'autre part, le ministre des Affaires étrangères du sultanat d'Oman, Badr al-Busaidi, a annoncé que l'Iran avait accepté de ne pas conserver d'uranium enrichi, affirmant que la solution diplomatique est la seule voie, avec une possibilité d'accord entre Téhéran et Washington.
* Troisième round à Genève : dernières chances d'éviter la guerre
Le troisième round de discussions a eu lieu jeudi à Genève et a été considéré comme l'une des dernières chances d'éviter une escalade militaire.
Les États-Unis ont présenté cinq demandes principales, qui comprenaient :
1 _ La destruction des trois sites nucléaires : Fordo, Natanz et Ispahan.
2 _ La remise de toutes les quantités d'uranium enrichi aux États-Unis.
3 _ La confirmation que les restrictions seront permanentes, sans limite de temps, contrairement à l'accord nucléaire de 2015.
4 _Un arrêt total de l'enrichissement tout en permettant le maintien du réacteur de Téhéran.
5 _Un allégement limité des sanctions comme première étape, avec possibilité d'augmenter cet allégement si l'Iran répond aux conditions américaines.
* Divergences persistantes
Malgré des progrès minimes, des divergences subsistent sur trois dossiers principaux :
• Le taux d'enrichissement autorisé.
• Le sort du stock d'uranium hautement enrichi, estimé à environ 400 kg.
• La nécessité d'établir un mécanisme strict de surveillance des activités nucléaires de l'Iran.
L'Iran a montré une certaine flexibilité, proposant d'exporter la moitié de son stock à l'étranger et de placer l'autre moitié sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique, tout en étant prête à réduire le taux d'enrichissement sur son sol, mais en restant attachée à son droit à l'enrichissement à des fins pacifiques.