Libye : Des manifestations populaires exigent un changement complet du pouvoir au milieu d'une grave crise économique

Le rythme des manifestations populaires s'est accéléré dans l'ouest de la Libye, touchant la capitale Tripoli ainsi que les villes de Zliten et de Zawiya, dans une scène qui reflète la colère intense des citoyens face à la détérioration des conditions économiques et de vie.
Les manifestants ont brandi des slogans forts contre tous les piliers du pouvoir, exigeant la chute de tous les corps politiques et un changement complet dans la gestion du pays.
* Les impôts et le coût de la vie... l'étincelle de la colère
Les manifestations ont commencé après l'annonce par le gouvernement de nouvelles taxes sur les biens importés, une mesure qui a aggravé la crise de la vie quotidienne.
Les manifestants se sont rassemblés sur la place d'Algérie dans la capitale Tripoli et ont défilé en masse, brandissant des slogans anti-gouvernementaux et dénonçant la dégradation des services et l'aggravation des pressions économiques, surtout avec l'effondrement brutal de la valeur du dinar libyen.
* Appels à la démission de tous les corps politiques
Les mouvements se sont étendus à Zliten et à Zawiya, où les manifestants ont exigé la chute de tous les corps politiques à l'est et à l'ouest, les tenant responsables de l'échec dans la gestion du pays, tout en brandissant des slogans appelant à la responsabilité et à la lutte contre la corruption.
Dans une vidéo d'un participant, il a affirmé que "la situation actuelle est le résultat d'années de gaspillage de l'argent public et d'ignorance des souffrances des gens", soulignant que la sortie des citoyens dans la rue "est un message de colère contre la pauvreté, l'inflation et l'effondrement de la valeur du dinar, et contre tous les corps politiques", avertissant de ne pas faire payer aux citoyens le prix de la corruption des responsables.
* Une crise économique sans précédent
Ces manifestations interviennent au milieu d'une crise économique et de vie sans précédent, aggravée par l'effondrement majeur du taux de change du dinar libyen par rapport au dollar, ce qui a entraîné une hausse folle des prix des denrées alimentaires et de consommation, une grave pénurie sur les marchés, et la poursuite de la crise de liquidité.
La Banque centrale de Libye a commencé à appliquer de nouvelles taxes sur les biens importés, dans une tentative de remédier aux déséquilibres financiers causés par la hausse du dollar, ce qui a intensifié les manifestations populaires, au milieu de la poursuite de la division politique et institutionnelle dans le pays et de l'absence de solutions claires.