Le transfert de centaines de membres de l'État islamique de la Syrie vers l'Irak suscite de nouvelles inquiétudes en matière de sécurité

Un transfert au milieu de craintes d'insécurité
Cette étape intervient dans un contexte de préoccupations sécuritaires croissantes, notamment après des rapports sur des évasions massives d'une prison dans le nord-est de la Syrie, suscitant des inquiétudes quant à la capacité des autorités à garder les membres de l'organisation et à empêcher leur réorganisation.
L'Irak s'engage à juger les détenus
Les rapports indiquent que le gouvernement irakien a accepté d'accueillir les détenus, avec un engagement à les juger selon les lois relatives aux affaires de terrorisme, dans une démarche visant à réduire les risques sécuritaires liés à leur maintien sur le territoire syrien.
Le cessez-le-feu a facilité l'opération
Le transfert a coïncidé avec l'annonce par Damas de l'extension du cessez-le-feu de 15 jours à la fin janvier dernier, un accord qui a contribué à apaiser les affrontements entre les forces gouvernementales syriennes et les forces kurdes dans le nord-est du pays.
Les affrontements avaient provoqué un état de chaos autour des prisons abritant des membres de l'organisation, dans des zones auparavant sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis.
Coordination avec la coalition internationale
Le ministère de la Défense syrien a confirmé que l'extension du cessez-le-feu visait à faciliter le travail de la coalition internationale et à permettre le transfert des personnes soupçonnées d'appartenir à l'État islamique vers l'Irak, dans le cadre des efforts pour contenir les menaces sécuritaires liées à l'organisation.