Une vidéo d'enlèvement présumé au Caire fait le buzz... et le parquet révèle la vérité

Dans un incident qui a suscité un large débat ces dernières heures, une courte vidéo est devenue le sujet de discussion sur les réseaux sociaux en Égypte, après qu'une jeune fille a prétendu avoir été victime d'une tentative d'enlèvement dans l'une des places les plus célèbres de la capitale, avant que les enquêtes ne révèlent une surprise retentissante : l'histoire est entièrement fabriquée !
* Une accusation grave au cœur du Caire
L'histoire a commencé avec une vidéo publiée sur un compte portant le nom (wizz_mino), où une jeune fille avertissait les filles de ne pas se rendre dans la zone d'Abdel Moneim Riad, près de la place Tahrir au cœur du Caire, prétendant avoir été harcelée et victime d'une tentative d'enlèvement par une personne inconnue.
La vidéo s'est rapidement répandue, suscitant une inquiétude et une colère, avec des appels à une enquête et une action rapide.
* Une réaction sécuritaire rapide et la révélation de la vérité
Les autorités de sécurité ont repéré la vidéo circulante et ont commencé à examiner les caméras de surveillance dans les environs du lieu mentionné, en plus de mener les enquêtes nécessaires.
Le résultat a été décisif :
Aucun incident d'enlèvement ou de tentative d'agression n'a été observé au moment ou à l'endroit indiqués, ce qui a suscité des doutes sur la véracité du récit.
* Confrontation avec des preuves et aveu complet
Lors de la confrontation de la jeune fille avec les résultats des enquêtes et l'analyse des caméras, elle a admis que l'incident était complètement inventé.
Elle a expliqué qu'elle travaillait dans le domaine du design visuel et de l'écriture de scénarios, et qu'elle avait préparé un scénario filmé en utilisant ses compétences en montage, dans le but d'attirer l'attention et de réaliser une large diffusion via le “buzz”.
Elle a justifié son acte en affirmant qu'elle cherchait _selon ses dires_ à sensibiliser sur les questions de harcèlement, mais les enquêtes ont révélé, à travers l'examen de son téléphone portable, l'existence des clips originaux découpés qu'elle avait utilisés pour monter la vidéo diffusée.
* Accusations et détention provisoire
Le parquet a accusé la prévenue de diffusion de fausses nouvelles susceptibles de troubler l'ordre public et de semer la panique parmi les citoyens, et a ordonné sa détention provisoire en attendant les enquêtes.
L'affaire a remis en lumière le danger de rechercher le “buzz” à tout prix, surtout lorsqu'il s'agit de questions touchant à la sécurité de la société et suscitant de réelles inquiétudes chez les citoyens.