Téhéran répond aux accusations de Donald Trump dans son discours sur l'état de l'Union

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Ismail Baqaei, a déclaré que "la répétition des allégations ne les transforme pas en faits", en référence à ce qu'il considère comme une exagération de la description des capacités nucléaires et balistiques de l'Iran. Baqaei a évoqué la citation du ministre de la propagande nazi Joseph Goebbels sur la répétition du mensonge, considérant que Washington et ses alliés adoptent la même méthode dans leur discours envers Téhéran.
Une controverse sur le nucléaire et les missiles
Trump a réaffirmé, lors de son discours devant le Congrès, qu'il ne permettrait pas à l'Iran de posséder une arme nucléaire, la qualifiant de "plus grand sponsor du terrorisme dans le monde". Il a également accusé Téhéran de travailler au développement de missiles à longue portée pouvant atteindre le territoire américain, et d'être impliqué dans des attaques ayant coûté la vie à des Américains.
En revanche, le porte-parole iranien a souligné que le programme nucléaire de son pays est destiné à des fins civiles, niant les accusations concernant le développement de missiles intercontinentaux, et considérant que les chiffres circulant sur les victimes des récentes troubles sont "exagérés et ne reposent pas sur des sources fiables".
Escalade militaire et pressions négociées
Le tir d'accusations politiques coïncide avec des renforts militaires américains au Moyen-Orient, au milieu de rapports sur des préparatifs pour un scénario d'escalade potentiel si les efforts diplomatiques échouent. Trump a exprimé sa frustration face au processus de négociation, déclarant que son pays n'avait pas reçu d'engagement clair de Téhéran de ne pas chercher à posséder une arme nucléaire.
Entre un discours adoptant un ton de dissuasion de Washington et des messages de déni et de contre-accusation de Téhéran, la crise semble prête à connaître davantage de tensions en l'absence d'indications décisives d'une percée proche.