Le ministre des Affaires étrangères syrien : la levée des sanctions américaines est "proche"... et notre visite à Washington a été très réussie

Le ministre des Affaires étrangères syrien, Asaad al-Shaybani, a confirmé que sa récente visite à Washington avec le président Ahmad al-Shara était "très réussie", soulignant que la levée des sanctions américaines imposées à son pays dans le cadre de la "loi César" n'est plus qu'une "question de temps".
Lors de sa participation à une session de dialogue à l'Institut Chatham House à Londres, al-Shaybani a expliqué – selon ce qu'a rapporté l'agence Sana – que la visite a abordé divers dossiers en suspens entre Damas et Washington, ajoutant : "Les relations avec les États-Unis connaissent un progrès évident, et cela se répercutera positivement sur toute la région".
Concernant ses discussions à Londres, le ministre syrien a insisté sur l'existence de "dossiers importants" avec le côté britannique, notant que Damas cherche à tirer parti de ce qu'il a qualifié de "chance historique" pour renforcer les relations bilatérales. Il a poursuivi en disant : "La Syrie n'est plus un pays marginal, mais est devenue importante pour tous les pays du monde".
Al-Shaybani a déclaré que la Syrie traverse actuellement une phase de transition difficile qui nécessite du temps pour retrouver sa capacité à s'exprimer, affirmant que le gouvernement aspire à construire un État en lequel ses citoyens ont confiance et auquel ils se sentent appartenir.
Le ministre a également évoqué les récents événements sur la côte syrienne et dans la province de Suwaida, précisant que chacun avait des "contextes différents". Il a déclaré que ce qui s'est passé sur la côte "était provoqué par les vestiges de l'ancien régime", tandis que les troubles à Suwaida – selon lui – sont dus à des "accumulations sociales déclenchées par une intervention israélienne directe", affirmant que le gouvernement a travaillé à rétablir la sécurité dans la province et à lui apporter un soutien à différents niveaux.
Dans un autre contexte, al-Shaybani a accusé Israël de jouer un "rôle négatif" en Syrie et de continuer à "violer" les droits, notant que Damas a choisi de ne pas se laisser entraîner dans l'escalade et de répondre par des voies diplomatiques. Il a ajouté : "Nous ne voulons pas être partie à une guerre par procuration. Nous cherchons à apaiser les tensions et à dissiper les allégations israéliennes de menace, et nous considérons tout accord potentiel avec Israël sous l'angle de la contribution aux efforts de reconstruction de la Syrie".