Les sirènes retentissent dans les pays du Golfe après de nouvelles attaques iraniennes

Dans une nouvelle escalade des événements dans le Golfe, Kuwait et Émirats, ainsi que Arabie Saoudite, Qatar et Bahreïn, ont repoussé des attaques par missiles et drones, dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran.
Le Kuwait a annoncé qu'une attaque visait des réservoirs de carburant à l'aéroport international de Koweït, ainsi qu'un bâtiment gouvernemental élevé et le siège de la Caisse nationale de sécurité sociale dans la capitale.
Les autorités koweïtiennes ont confirmé la mort de deux officiers de la Direction de la sécurité des frontières terrestres alors qu'ils accomplissaient leur devoir national, tandis que les équipes de pompiers luttent encore contre les incendies à l'aéroport et dans les bâtiments endommagés, selon l'agence de presse officielle koweïtienne (KUNA).
Dans le même temps, les Émirats ont annoncé que les systèmes de défense aérienne avaient repoussé une menace de missile, tandis que les sirènes retentissaient à Bahreïn, après une attaque qui a provoqué "un incendie et des dommages matériels dans une maison et plusieurs bâtiments voisins" dans la capitale Manama.
Le ministère de l'Intérieur bahreïnien a confirmé que les systèmes de défense aérienne avaient intercepté et détruit 92 missiles et 151 drones depuis le début des agressions iraniennes.
Pour sa part, l'Arabie Saoudite a déclaré que le ministère de la Défense avait signalé qu'un missile balistique avait tenté de cibler la base aérienne du prince Sultan, qui abrite des forces américaines, mais il est tombé dans une zone inhabitée. Les défenses saoudiennes ont également détruit trois missiles balistiques et 17 drones qui tentaient de cibler le champ pétrolier de Shaybah dans le sud-est du royaume.
À Riyad, les autorités ont déjoué une attaque par drone visant le quartier diplomatique sans causer de dommages.
Ces attaques sont survenues après que l'Iran a émis des déclarations contradictoires concernant la poursuite des frappes sur les pays du Golfe, malgré les excuses du président iranien Masoud Bezhakian pour les attaques précédentes, ce qui a suscité des critiques internes de la part des Gardiens de la Révolution et de dirigeants radicaux, avant que le président iranien ne réaffirme que son pays répondrait avec force à toute attaque américaine ou israélienne.
Les analyses des experts prévoient que le conflit pourrait s'étendre sur plusieurs semaines à venir, dans un contexte de mouvements américains et israéliens liés à la récente escalade dans la région, tandis que l'alliance du Golfe continue de repousser les attaques et de protéger ses infrastructures vitales.