Les droits de douane entravent la Switch 2 : Nintendo poursuit Trump

La société de jeux japonaise Nintendo s'est engagée dans une nouvelle bataille juridique avec le gouvernement américain, demandant le remboursement des droits de douane qu'elle a payés pendant l'administration du président Donald Trump, les qualifiant de "perçus illégalement".
La société a annoncé, dans une plainte déposée devant la Cour du commerce international des États-Unis le vendredi 6 mars, qu'elle souhaitait récupérer rapidement les fonds, dans le cadre d'une vague juridique impliquant des milliers d'entreprises américaines qui réclament environ 170 milliards de dollars payés sous les droits de douane précédents, qui ont été annulés par la Cour suprême en février 2025 après un jugement historique de 6-3 en faveur des entreprises importatrices.
Les nouveaux droits de douane annoncés par Trump en avril 2025 ont particulièrement choqué Nintendo, car ils sont intervenus avant le début des précommandes de sa nouvelle console Switch 2 aux États-Unis.
Cela a contraint la société à retarder le lancement des précommandes, et l'a poussée à augmenter les prix de certains accessoires comme la manette "Pro Controller" et le contrôleur de charge "Joy-Con", bien que le prix de la console de base soit resté à 499 dollars grâce à son importation du Vietnam.
Selon l'Agence des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, elle a pu percevoir environ 166 milliards de dollars de droits de douane précédents, et le système de remboursement devrait être prêt dans 45 jours.
Cette plainte survient après que Nintendo Switch 2 est devenue la console de jeux la plus vendue dans l'histoire de l'entreprise en Amérique, mettant ainsi davantage de pression sur le gouvernement américain pour récupérer les fonds que la société considère comme "perçus illégalement".