Une éventuelle percée dans le dossier nucléaire... Téhéran évoque des concessions conditionnelles à la levée des sanctions
February 15, 202687 VuesTemps de lecture: 2 minutes

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Le vice-ministre iranien des affaires étrangères pour les affaires politiques, Majid Takht-Ravanchi, a annoncé que l'Iran était prêt à discuter de concessions concernant son programme nucléaire, si les États-Unis manifestaient une réelle volonté de discuter de la levée des sanctions imposées à Téhéran.
Le responsable iranien a indiqué que son pays était ouvert à parvenir à des accords limitant les activités de son programme nucléaire, mais refusait d'élargir le champ des négociations pour inclure d'autres dossiers, notamment le programme de missiles balistiques.
Une nouvelle ronde de négociations à Genève
Dans le cadre des efforts diplomatiques en cours, Takht-Ravanchi a confirmé qu'une deuxième ronde de négociations nucléaires se tiendrait à Genève mardi prochain, suite à la reprise des discussions entre Téhéran et Washington au sultanat d'Oman au début du mois.
Il a précisé dans une interview accordée à la BBC que la première ronde de dialogue s'était déroulée "de manière plutôt positive", mais il a estimé qu'il était encore trop tôt pour évaluer les chances de succès compte tenu des complexités des dossiers à la table des négociations.
Le blocage sur l'enrichissement nucléaire persiste
Le responsable iranien a souligné que son pays maintenait son refus de la demande de réduire l'enrichissement de l'uranium à zéro, condition qui a constitué un obstacle majeur à la conclusion d'un accord lors des précédentes rondes de négociations.
Il a affirmé que les activités d'enrichissement en Iran étaient menées à des fins pacifiques, niant les accusations occidentales selon lesquelles Téhéran chercherait à développer des armes nucléaires.
Attente internationale sur le déroulement des négociations
Ces déclarations interviennent à un moment où les milieux internationaux attendent les résultats des négociations à venir, au milieu des craintes d'un nouvel échec des efforts diplomatiques ou d'une escalade politique et économique plus large.
Des observateurs estiment que le succès des négociations dépendra en grande partie de la capacité des deux parties à trouver un équilibre entre les exigences sécuritaires et économiques, dans un contexte international tendu et avec des intérêts régionaux et internationaux imbriqués.