Meshaal révèle les coulisses des discussions sur les armes à Gaza : une trêve prolongée et des forces internationales parmi les propositions

Les déclarations de Meshaal ont été faites lors de sa participation au dix-septième forum d'Al Jazeera qui s'est tenu à Doha sous le titre "La question palestinienne et les équilibres régionaux", où il a appelé à une action humanitaire urgente incluant la fourniture d'aide et d'hébergement, permettant aux habitants de la région de retrouver leur vie normale.
Des dossiers épineux attendent une solution
Meshaal a indiqué que la prochaine étape sera marquée par des discussions complexes sur plusieurs dossiers clés, parmi lesquels le désarmement, le rôle des forces internationales, l'avenir de la gestion de la bande de Gaza, ainsi que la question du retrait des forces israéliennes.
Il a précisé que le mouvement Hamas, avec d'autres forces palestiniennes, travaille à élaborer des approches politiques reposant sur une vision nationale commune visant à traiter ces questions et à rétablir la stabilité dans la région.
La reconnaissance de l'État palestinien ne suffit pas
Meshaal a considéré que les récents développements ont remis en question la question de l'État palestinien sur la scène internationale, mais il a souligné que la reconnaissance politique seule ne constitue pas une véritable solution, à moins qu'elle ne se transforme en une réalité pratique mettant fin à l'occupation et traitant les racines du conflit.
Il a affirmé que le cœur de la crise réside dans la poursuite de l'occupation, soulignant que tout processus politique doit partir de ce point pour garantir l'atteinte d'une solution globale et durable.
La vision du Hamas sur la question des armes
Concernant le dossier des armes des factions palestiniennes, Meshaal a déclaré que la proposition de désarmement dans un contexte d'occupation continue représente une tentative d'affaiblir les Palestiniens, considérant que la résistance est un droit légitime des peuples sous occupation selon les expériences historiques.
Il a ajouté que le mouvement a discuté de ce dossier par l'intermédiaire de médiateurs régionaux, parmi lesquels le Qatar, la Turquie et l'Égypte, en plus de contacts indirects avec les États-Unis par le biais de canaux de médiation.
Compréhension internationale et propositions pour garantir la stabilité
Meshaal a révélé que les médiateurs ont montré une compréhension de la position du mouvement Hamas concernant les armes, indiquant qu'il existe des idées relatives à la fourniture de garanties de sécurité au lieu d'exercer des pressions politiques.
Il a précisé que parmi les propositions avancées figure le déploiement de forces internationales pour maintenir la paix à la frontière, ainsi qu'une trêve prolongée pouvant s'étendre de cinq à dix ans, visant à stabiliser la situation et à prévenir le renouvellement des affrontements.
Accusations contre Israël de chercher à désarmer les Palestiniens
Meshaal a accusé Israël de chercher à désarmer les Palestiniens, considérant que le problème fondamental ne concerne pas les garanties fournies par les factions, mais les politiques israéliennes qui visent, selon lui, à créer un état de chaos sur la scène palestinienne.
Appel à une action internationale plus équilibrée
Meshaal a conclu ses déclarations en appelant à un rôle international plus objectif dans le traitement de la question palestinienne, demandant aux États-Unis et aux pays européens de travailler à traiter les racines du conflit loin de tout parti pris, ce qui contribuerait à parvenir à un règlement politique global.