Dernières évolutions au Moyen-Orient : L'Iran pose sa condition pour un cessez-le-feu

Dans les dernières déclarations de Téhéran, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Kazem Gharib Abadi a confirmé hier, lundi, que la condition principale pour un cessez-le-feu est de ne pas mener de nouvelles frappes sur le territoire iranien.
Il a ajouté dans ses déclarations à la télévision officielle que "certains pays, y compris la Chine, la Russie et la France, ont contacté l'Iran concernant un cessez-le-feu".
Dans le cadre de la montée des tensions, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ismail Baqaei a attaqué les justifications des États-Unis pour l'attaque, les qualifiant de "prétextes fallacieux", affirmant qu'"il n'y a aucune raison ni justification pour la guerre, si ce n'est le partage de l'Iran et son affaiblissement".
Il a ajouté que toute discussion sur un cessez-le-feu n'est pas utile tant que les attaques se poursuivent, insistant sur le fait que l'Iran continuera à se défendre par tous les moyens disponibles.
Il a également critiqué Baqaei l'intervention américaine dans la région, la considérant comme la cause du chaos et de l'instabilité au Moyen-Orient.
En revanche, les États-Unis et Israël ont annoncé que l'opération militaire se poursuivra pendant plusieurs semaines, ce qui a suscité des avertissements internationaux sur le risque d'élargissement du conflit.
Les forces iraniennes, en particulier le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, ont confirmé qu'elles poursuivraient l'affrontement, même si cela devait durer six mois, avec une préparation à lancer des missiles pesant une tonne ou plus en réponse aux attaques.
Cette escalade survient alors que les efforts diplomatiques internationaux pour apaiser la situation se poursuivent, au milieu des craintes d'une extension du conflit au Moyen-Orient, mettant la région au bord d'une confrontation prolongée entre les puissances en conflit.