Le jeûne intermittent ouvre de nouvelles perspectives pour les patients atteints de la maladie de Crohn.. Résultats prometteurs réduisant les symptômes et améliorant les indicateurs de santé
February 10, 2026203 VuesTemps de lecture: 3 minutes

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Une étude clinique récente menée par l'Université de Calgary, soutenue par la Fondation Crohn et Colite, a révélé des résultats remarquables indiquant l'efficacité du jeûne intermittent dans l'atténuation des symptômes de la maladie de Crohn, l'une des maladies chroniques et complexes touchant le système digestif. Cette étude est la première à examiner de manière systématique l'impact de la régulation des horaires de repas sur les patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin, offrant ainsi aux patients un nouvel espoir d'ajouter des outils complémentaires au traitement médicamenteux traditionnel.
Conception scientifique rigoureuse et suivi de 12 semaines
L'étude a inclus 35 adultes atteints de la maladie de Crohn et souffrant de surpoids ou d'obésité, qui ont été répartis aléatoirement en deux groupes. Le premier groupe, composé de 20 participants, a suivi un régime alimentaire à restriction temporelle, permettant de manger pendant une fenêtre de temps ne dépassant pas 8 heures par jour. En revanche, le deuxième groupe, composé de 15 participants, a poursuivi son régime alimentaire habituel sans aucune modification.
Au cours de la période de suivi de 12 semaines, les résultats du groupe ayant suivi le jeûne intermittent ont montré une amélioration significative des indicateurs de la maladie, avec une réduction de l'activité de la maladie de Crohn atteignant 40%, ainsi qu'une diminution de l'intensité des douleurs abdominales et de l'inconfort associé d'environ la moitié.
Des bénéfices dépassant la perte de poids
Bien que les participants du groupe de jeûne aient enregistré une perte moyenne de 2,5 kilogrammes, les chercheurs ont souligné que l'amélioration n'était pas seulement liée à la perte de poids. L'étude a observé une diminution claire des indicateurs d'inflammation systémique dans le sang, ainsi qu'une amélioration des fonctions métaboliques, et ce, sans avoir besoin de réduire les calories ou de changer la qualité des aliments consommés, renforçant l'hypothèse selon laquelle le moment des repas joue un rôle central dans l'obtention de ces résultats.
Explications scientifiques possibles derrière l'amélioration
Les chercheurs suggèrent que le jeûne intermittent contribue à améliorer la régulation de certaines hormones liées à l'appétit et au métabolisme, comme l'hormone leptine, en plus de réduire la graisse viscérale associée à une augmentation des inflammations. De plus, le fait de s'abstenir de manger pendant de plus longues périodes pourrait donner au système digestif l'occasion de se reposer et de rétablir l'équilibre de l'horloge biologique du corps, tout en favorisant la diversité bactérienne saine dans les intestins, un facteur clé pour apaiser la réponse immunitaire liée à la maladie.
Avertissements médicaux et nécessité d'une supervision spécialisée
Malgré des résultats encourageants, les médecins ont souligné la nécessité de ne pas adopter ce régime alimentaire sans consultation médicale, étant donné que l'étude a inclus une catégorie limitée de patients, ce qui nécessite des recherches plus larges et sur une période plus longue pour vérifier son efficacité et sa sécurité à long terme.
Le mode de vie comme facteur de soutien à la gestion de la maladie
Ces résultats mettent en lumière l'importance des facteurs liés au mode de vie, en particulier les régimes alimentaires, comme partie complémentaire des stratégies de gestion de la maladie de Crohn. L'étude renforce également la conviction croissante des chercheurs que le contrôle de l'évolution de la maladie ne dépend pas seulement des traitements médicamenteux, mais peut également être lié à des habitudes quotidiennes que les patients peuvent modifier pour leur donner une plus grande capacité à contrôler leur état de santé et à améliorer leur qualité de vie.