Inquiétudes d'un soulèvement au sein de la réserve israélienne.. Des décisions gouvernementales attisent la colère des soldats

Le journal "Yedioth Ahronoth" a qualifié cette démarche de controversée, soulignant que la préparation de l'accord s'est faite sans consultation préalable avec les chefs de brigades et de bataillons, ce qui a suscité un large mécontentement parmi les réservistes.
Réduction des privilèges et soutien psychologique pour les soldats
L'accord nouvellement établi prévoit une réduction des jours de congé alloués aux soldats de réserve, ainsi que l'annulation des allocations de soutien psychologique et social dont bénéficient les soldats et les chefs d'unités après la fin de leur service.
Des sources militaires estiment que ces mesures, malgré la réduction de la durée du service de réserve prévue pour 2026 à environ deux mois et demi si la situation sécuritaire se stabilise, pourraient en réalité conduire à une détérioration des conditions des soldats et à une augmentation du niveau de tension au sein des unités.
Mesures pour réduire le nombre de forces de réserve
Des sources militaires ont indiqué que les changements s'inscrivent dans le cadre d'un plan gouvernemental visant à réduire le nombre de soldats de réserve prêts à servir de 60 000 à 40 000 soldats d'ici 2026, dans le but de diminuer les dépenses du ministère de la Défense.
Critiques à l'égard de la direction de l'armée
Le journal hébreu a rapporté qu'un haut officier de l'armée israélienne a mis en garde contre les conséquences de ces décisions, les considérant comme susceptibles de mener à une insurrection généralisée au sein des forces de réserve.
L'officier a déclaré que le chef d'état-major Eyal Zamir "abandonne les soldats de réserve au lieu de défendre leurs droits devant les autorités gouvernementales".
Tension au sein des unités et refus d'appliquer certaines décisions
Des groupes de communication parmi les chefs de bataillons de réserve ont connu une montée de la tension, certains discutant de la possibilité de refuser d'appliquer les nouvelles décisions, notamment en ce qui concerne l'annulation des congés hebdomadaires pour les combattants, surtout dans les zones d'opérations frontalières comme la zone tampon et la bande de Gaza.
Bien que des ordres aient été donnés pour annuler les congés afin d'augmenter les jours de service de réserve, des rapports indiquent que certaines unités continuent de s'accrocher à l'application des congés jusqu'à présent, ce qui reflète le niveau de tension au sein de l'institution militaire.