Contrôle des armes au Liban : Le plan de Nohad Salam entre mise en œuvre et pressions internationales

Le président du gouvernement libanais Nohad Salam a confirmé que l'État libanais a retrouvé son contrôle total sur le sud du pays, à l'exception des points encore occupés par Israël, qualifiant cet accomplissement d' "événement historique".
Salam a annoncé que la deuxième phase du plan de contrôle des armes pourrait être mise en œuvre dans quatre mois si les conditions appropriées sont réunies.
Lors d'une interview sur la télévision libanaise à l'occasion du premier anniversaire de la confiance accordée à son gouvernement, Salam a déclaré que le gouvernement "a mis le pays sur la bonne voie après qu'il ait été menacé d'effondrement", affirmant que son gouvernement agit comme un gouvernement fondateur pour reconstruire l'État.
Le président du gouvernement a souligné que sa visite dans le sud représente un retour effectif de l'État, tout en travaillant à assurer les moyens de subsistance des habitants, insistant sur le fait que "l'État est revenu pour rester".
* Situation sécuritaire et mécanisme
Salam a expliqué la nécessité de poursuivre le fonctionnement du mécanisme tant que les hostilités se poursuivent, notant que la partie américaine a fixé trois nouvelles dates pour sa réunion, et que la mission de l'ambassadeur concerné n'est pas encore terminée.
Il a ajouté que la ligne rouge pour lui est toute action qui pourrait plonger le pays dans une nouvelle aventure, louant le plan de contrôle des armes au sud du fleuve Litani.
* Accord de novembre 2024 et première phase
Après l'escalade militaire entre Israël et le Hezbollah en 2024, des accords ont été conclus en novembre de la même année, réaffirmant l'application de la résolution 1701 au sud du Litani.
Selon le gouvernement libanais, l'armée a achevé la première phase de son plan en étendant son contrôle au sud du fleuve Litani, une étape considérée comme un développement important dans le renforcement de l'autorité de l'État.
La deuxième phase concerne la zone située entre les rivières Litani et Awali, une zone politiquement et sécuritairement sensible.
La mention d'un délai de quatre mois intervient sous des pressions internationales, notamment des États-Unis, pour pousser le Liban vers des mesures concrètes en vue de monopoliser les armes par l'État.
* Soutien international continu
Un congrès pour soutenir l'armée libanaise et les forces de sécurité intérieure est prévu à Paris, dans le cadre des efforts internationaux pour renforcer les capacités des institutions de sécurité officielles, en vue de permettre à l'État de mettre en œuvre le plan de contrôle des armes, selon des observateurs.