Dbeibah appelle à un dialogue national en Libye pour mettre fin à la division et organiser des élections

Le Premier ministre du gouvernement d'unité nationale libyen, Abdelhamid Dbeibah, a appelé toutes les parties politiques à s'engager dans un dialogue national visant à organiser des élections et à mettre fin à la division dans le pays, réaffirmant que le gouvernement ne remettra le pouvoir que par les urnes.
Dbeibah appelle au dialogue et à un accord sur les élections
Lors de son discours à la première réunion du Conseil des ministres de l'année 2026, qui s'est tenue hier soir, Dbeibah a souligné qu'il tendait la main à toutes les parties politiquement différentes pour dialoguer, dans le but de s'accorder sur la réalisation des élections et de répondre aux aspirations du peuple libyen, en tête desquelles mettre fin à la division et construire un État stable et unifié.
Il a confirmé que le gouvernement ne remettra le pouvoir qu'après la tenue d'élections basées sur des règles convenues et exécutables, précisant que sa continuité dans ses fonctions n'est pas liée à une durée déterminée, mais à la réalisation de cette échéance électorale.
Unification des institutions libyennes et soutien à l'accord politique
Dbeibah a indiqué que le gouvernement continuera de soutenir les efforts d'unification des institutions libyennes, considérant qu'ils reposent sur la légitimité de l'accord politique.
Il a ajouté que l'objectif principal est d'assurer une transition pacifique du pouvoir par les urnes.
Contexte de la crise électorale en Libye
La Libye a échoué à organiser les élections présidentielles et parlementaires prévues en décembre 2021, en raison de désaccords politiques et juridiques sur les règles constitutionnelles et les conditions de candidature, ce qui a conduit à la poursuite des phases de transition et à l'impasse du processus de règlement.
Depuis lors, les appels locaux et internationaux à organiser des élections pour mettre fin à la division et unifier les institutions de l'État se poursuivent, tandis que les parties politiques échangent des accusations de bloquer cette échéance.