L'Amérique impose de nouvelles sanctions pétrolières contre la "flotte fantôme" iranienne

Dans une escalade contre l'Iran, le ministère des Finances américain a annoncé hier, vendredi 23 janvier 2026, l'imposition d'un nouvel ensemble de sanctions visant neuf pétroliers et huit entités liées à ce que l'on appelle la "flotte fantôme" iranienne.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'un resserrement de l'étau sur l'Iran après sa répression sanglante des manifestants.
Le secrétaire au Trésor, Scott Pessen, a confirmé que les sanctions visaient un mécanisme clé sur lequel le régime iranien s'appuie pour collecter des fonds utilisés pour réprimer son peuple, soulignant que le ministère continuera à suivre des dizaines de millions de dollars que le régime tente de transférer vers des banques en dehors de l'Iran.
Le ministère a déclaré que ces pétroliers, ainsi que leurs propriétaires et les entreprises qui les exploitent, dont certaines sont basées en Inde, à Oman et aux Émirats, ont transporté des centaines de millions de dollars de pétrole iranien et de ses dérivés vers les marchés mondiaux.
Pour sa part, le président américain Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane de 25 % sur toute entité traitant avec l'Iran, alors que les manifestations internes diminuent après une vague de répression qui a coûté la vie à des milliers de personnes, y compris des passants, selon des organisations de défense des droits de l'homme qui qualifient ces événements de plus grande campagne de répression depuis la révolution iranienne de 1979.
Bien que Trump ait menacé à plusieurs reprises d'intervenir en Iran, il semble que son ton à l'égard de Téhéran se soit adouci récemment avec le calme des manifestations, mais les nouvelles sanctions américaines confirment la poursuite de la pression sur le régime iranien sur le plan économique et international.