Un ancien responsable du renseignement israélien révèle les secrets du travail au sein du Mossad et le rôle de la « tromperie » dans l'exécution des missions

Il a expliqué, lors d'une interview avec le podcast du site Walla, que le travail de renseignement nécessite des capacités exceptionnelles permettant aux agents de s'adapter à des environnements variés et d'exécuter des missions complexes loin des méthodes traditionnelles.
Dépassement des lois et changement des méthodes de travail
L'ancien responsable a reconnu qu'il y avait eu des violations légales lors de l'exécution de certaines missions, précisant qu'il avait par la suite travaillé à la modification de plusieurs règles organisationnelles, y compris le renforcement du rôle des femmes au sein de l'agence.
Il a confirmé que le travail de renseignement repose souvent plus sur la ruse et la tromperie que sur la force militaire directe, soulignant que le succès des opérations est lié à la capacité des agents à s'adapter aux changements rapides sur le terrain.
Défis pour attirer des talents
Ben Barak a indiqué que l'un des principaux défis auxquels l'institution est confrontée est de sécuriser des effectifs ayant des capacités non conventionnelles, capables d'innover et de dépasser le modèle de travail traditionnel, en accord avec la nature complexe du travail de renseignement.
Décisions d'annuler des opérations sensibles
Dans le cadre de son expérience professionnelle, l'ancien responsable a révélé qu'il avait désobéi à des ordres d'exécution de deux opérations de renseignement dans deux pays, après avoir évalué qu'il y avait des risques élevés et des complications sur le terrain.
Il a expliqué qu'il avait informé le chef de l'agence à l'époque, Meir Dagan, de sa décision de reporter les opérations avant leur exécution, malgré leur approbation par le niveau politique, justifiant cela par des considérations de sécurité et opérationnelles.
Augmentation de la concurrence en matière de renseignement dans la région
Ces déclarations interviennent à un moment où la concurrence en matière de renseignement dans la région s'intensifie, au milieu de mouvements internationaux pour renforcer leurs capacités de sécurité, y compris des rapports sur des mesures prises par la Chine en Iran pour faire face aux infiltrations de renseignement.