Venezuela face à un test difficile après Maduro .. Questions sur le pouvoir, l'armée et la rue !
January 3, 2026738 VuesTemps de lecture: 3 minutes

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Ce qui s'est passé à Caracas n'était pas un événement ordinaire ni une fin naturelle d'un long parcours politique. La rapidité avec laquelle le pouvoir s'est effondré et l'absence de toute résistance suggèrent que le pays est entré dans un moment décisif sans préparation adéquate .. Sans avertissement préalable, le Venezuela s'est retrouvé face à une nouvelle réalité politique, dépourvue de tête claire et chargée de questions plus que de réponses.
Une transition qui semble plus ordonnée qu'annoncée
Le discours circulant dans les milieux occidentaux sur un pouvoir de transition civil ne semble pas être le fruit du hasard. L'idée repose sur un changement calculé, préservant la structure de l'État et évitant le conflit avec les centres de pouvoir, en particulier l'institution militaire. Cette proposition ne cache pas un désir extérieur de gérer la situation calmement, et non de l'exploser.
Une opposition prête… ou impatiente ?
Le discours de l'opposition suggère une grande confiance et une préparation préalable. Les discussions sur des plans à court terme pour gérer le pouvoir, et sur une personnalité qui se considère comme un choix évident, reflètent une tentative de remplir le vide rapidement, mais cette rapidité pourrait être une arme à double tranchant si elle n'est pas accompagnée d'un consensus plus large au sein de la société.
L'armée entre garanties et risques
On ne peut pas ignorer le rôle de l'institution militaire dans tout scénario à venir, car elle n'est pas seulement un outil de sécurité, mais un acteur imbriqué dans la politique et l'économie. Son acceptation de la nouvelle phase nécessite de véritables garanties, et son refus pourrait ouvrir des portes qu'il serait difficile de fermer. Le plus dangereux pour le pays serait une division de l'armée plutôt qu'une position unifiée.
Une rue divisée et une mémoire chargée
Les Vénézuéliens eux-mêmes ne sont pas d'accord, certains voient dans ce qui s'est passé une délivrance, d'autres le considèrent comme une rupture de la volonté de l'État. Cette division rend la légitimité populaire une question plus complexe qu'une simple reconnaissance internationale ou une déclaration politique, et met toute autorité future à l'épreuve de la confiance avant celle du pouvoir.
Le chemin le plus difficile n'est pas de renverser le pouvoir mais ce qui vient après
Les expériences montrent que renverser un régime ne signifie pas nécessairement construire une alternative stable. Le Venezuela se trouve aujourd'hui face à deux choix clairs : une transition conditionnelle régie par des équilibres délicats, ou un vide qui pourrait reproduire des crises sous des formes plus sévères. Dans les deux cas, le prix ne sera pas simple, et la véritable question est : qui le paiera cette fois-ci ?