Un rapport publié par le site israélien “Walla” a révélé des intersections financières controversées, indiquant que des réseaux liés à des cercles proches du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu bénéficient de la crise croissante dans le détroit d'Hormuz, malgré les tensions directes avec l'Iran.
Selon les données, ces réseaux réalisent des profits indirects grâce à l'infrastructure numérique utilisée pour gérer les transferts financiers liés aux frais de passage du pétrole.
Les cryptomonnaies brisent le blocus : “Tether” comme porte d'entrée de l'Iran pour contourner les sanctions
Téhéran s'appuie de plus en plus sur la stablecoin Tether pour régler les paiements pétroliers et percevoir les frais de passage dans le détroit d'Hormuz.
Cette tendance a permis à l'Iran de contourner les restrictions imposées au système bancaire traditionnel, s'appuyant sur des réseaux blockchain qui offrent rapidité de transfert et difficulté de traçabilité, renforçant ainsi sa capacité à maintenir un flux de revenus malgré les sanctions.
Relations entremêlées : des noms notables relient Tel-Aviv à des réseaux de cryptomonnaies
Le rapport a mentionné un partenariat entre l'homme d'affaires Brock Pierce, l'un des fondateurs de “Tether”, et Amit Ben Artzi, mettant en lumière des interconnexions potentielles entre des intérêts financiers israéliens et l'infrastructure numérique utilisée pour les transferts d'argent liés à l'Iran.
Profits en temps de guerre : augmentation des revenus de l'Iran malgré le blocus
Selon les estimations d'un ancien responsable du Mossad, l'Iran a réussi à augmenter ses revenus pétroliers de plus de 25 % pendant la période de tension et de fermeture du détroit, une ironie frappante.
Cela est attribué à une dépendance accrue aux cryptomonnaies, qui ont fourni un canal financier alternatif rapide et flexible, loin de la surveillance traditionnelle.
Des milliards de dollars via la blockchain : un volume de flux difficile à ignorer
Les experts estiment que le montant d'argent transitant chaque année par des réseaux liés à l'Iran se situe entre 8 et 10 milliards de dollars, des chiffres qui reflètent le rôle croissant de l'économie numérique dans les conflits géopolitiques.
Une grande partie de ces transferts se fait par des plateformes internationales, ouvrant la voie à des profits provenant des frais techniques pour chaque transaction.
Les Gardiens de la Révolution renforcent leur influence dans l'économie numérique iranienne
Des rapports internationaux indiquent que les Gardiens de la Révolution iraniens et leurs agents dominent plus de la moitié de l'activité des cryptomonnaies en Iran, un signe de l'expansion de l'influence de l'État dans ce secteur vital.
La Banque centrale iranienne a également acheté des centaines de millions de dollars de Tether pour soutenir le commerce extérieur et stabiliser la monnaie locale.
Paniques financières avec l'escalade : retraits records des plateformes de trading
Avec l'escalade des tensions militaires, les plateformes de trading iraniennes ont connu une vague de retraits sans précédent, les utilisateurs se précipitant pour transférer leurs fonds vers des portefeuilles privés ou des plateformes étrangères.
La plateforme “Nobitex”, la plus grande d'Iran, a enregistré une hausse énorme des retraits dans les minutes suivant les frappes aériennes, reflétant l'inquiétude face à un gel des actifs ou une interruption des services.
L'économie en temps de crise : qui profite dans l'ombre ?
Ces données révèlent un autre visage des conflits, où les intérêts économiques ne s'arrêtent pas aux frontières de l'hostilité politique. Alors que les tensions dans le détroit d'Hormuz s'intensifient, des réseaux financiers continuent de réaliser des profits grâce à l'infrastructure numérique reliant des parties en conflit.
En l'absence de transparence totale, la question reste ouverte : dans quelle mesure l'économie numérique peut-elle redessiner la carte des intérêts dans un monde de conflits ?