La justice tunisienne tranche sur le dossier «Anstalingo».. Ghannouchi derrière les barreaux et la journaliste Shadha quitte la prison

Une décision finale contre Ghannouchi
La chambre criminelle a confirmé la peine de prison prononcée précédemment contre Rached Ghannouchi, qui le condamne à 22 ans de prison, dans un dossier impliquant des personnalités politiques, des blogueurs et d'anciens responsables de la sécurité, lié à des accusations concernant la sécurité de l'État.
Réduction de peine et libération de la journaliste
En revanche, le tribunal a décidé de revoir la peine prononcée contre la journaliste Shadha Haj Mbarek, la peine ayant été réduite de cinq ans à deux ans, avec un report de l'exécution de la peine, permettant ainsi sa libération immédiate après une longue période de détention.
Selon une source judiciaire, le tribunal a écarté certaines des accusations les plus lourdes portées contre elle, tout en maintenant la condamnation dans un cadre légal plus étroit.
Dimensions humaines présentes dans la décision
La libération de Haj Mbarek intervient dans un contexte de rapports récurrents faisant état d'une détérioration grave de sa santé en prison, au milieu des demandes du syndicat des journalistes tunisiens et de sa famille pour qu'elle puisse bénéficier de soins, après avoir perdu une partie de son audition et avoir été diagnostiquée avec un cancer.
Dossier ouvert au débat politique
L'affaire «Anstalingo» est considérée comme faisant partie d'une série de dossiers judiciaires sensibles visant des personnalités de l'opposition, des médias et de l'activisme civil, dans un contexte politique tendu que connaît la Tunisie ces dernières années.
Les peines prononcées en première instance en février 2025 ont varié entre 5 et 54 ans de prison, sur la base d'accusations de complot, de changement de la forme de l'État et d'incitation à l'anarchie et à la violence.