Assassinat de 5 dirigeants éminents du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne lors d'un raid israélien à Beyrouth

Dans un développement marquant dans l'escalade rapide au Liban, Israël a révélé des détails sur une opération militaire qualifiée de "précise", qui a visé une réunion de dirigeants éminents du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne à l'intérieur de l'hôtel Ramada dans la région de Raouché, au cœur de la capitale Beyrouth, entraînant la mort de plusieurs dirigeants éminents.
* Raid ciblant une réunion secrète
Hier matin, un puissant explosif a secoué la façade maritime de Beyrouth après qu'un raid israélien a frappé des chambres à l'intérieur de l'hôtel Ramada, où se tenait une réunion de dirigeants liés au Corps des Gardiens de la Révolution.
Le ministère de la Santé libanais a confirmé que l'attaque a entraîné la mort de quatre personnes et blessé dix autres, avant qu'Israël n'annonce plus tard que le raid avait causé la mort de cinq dirigeants éminents.
Selon le porte-parole de l'armée israélienne, l'opération a été exécutée sous des directives de renseignement précises de la branche du renseignement militaire, et a ciblé des dirigeants du "Corps du Liban" et du "Corps de la Palestine" affiliés au Corps des Gardiens de la Révolution.
* Principaux tués dans le raid
Selon le récit israélien et des sources médiatiques, les tués sont :
• Majid Hosseini : Responsable du transfert d'argent aux bras de l'Iran au Liban, il supervisait le financement des activités du Hezbollah et des organisations alliées, en plus de soutenir la production de moyens de combat.
• Ali Reza Baazaar : Chef de la branche du renseignement dans le "Corps du Liban", considéré comme l'un des principaux experts en collecte de renseignements pour le Hezbollah.
• Ahmad Rasouli : Responsable du renseignement dans le "Corps de la Palestine", il était chargé de collecter des informations pour les organisations palestiniennes au Liban et dans la bande de Gaza.
• Hossein Ahmadlou : Agent de renseignement chargé de suivre le dossier d'Israël et de collecter des informations à son sujet.
• Abou Mohammad Ali : Représentant du Hezbollah auprès du "Corps de la Palestine" et responsable de la coordination continue entre les deux parties.
* Contexte de l'escalade
Des sources de sécurité libanaises ont révélé que des officiers de liaison iraniens coordonnaient avec le Hezbollah ses opérations militaires dans le cadre de l'affrontement en cours avec Israël, qui a éclaté après que le parti a lancé une salve de roquettes vers Israël "en représailles" à l'assassinat du guide iranien Ali Khamenei, selon ce qui a été rapporté par ces sources.
* Pertes des deux côtés
En parallèle à ces développements, l'armée israélienne a annoncé pour la première fois depuis le début de l'affrontement la semaine dernière la mort de deux soldats de ses forces lors de combats dans le sud du Liban.
Elle a précisé que l'un d'eux était le sergent Maher Khattab (38 ans), un soldat de l'arme du génie de combat au sein de la 91e division, tandis que le nom du deuxième soldat n'a pas été divulgué.
En revanche, le ministère de la Santé libanais a annoncé que le nombre de morts dus aux frappes israéliennes depuis le début de l'escalade lundi dernier avait atteint 394 morts.
* Évacuation des Iraniens du Liban
D'autre part, plus de 117 Iraniens ont quitté le Liban, dont des diplomates et des employés de l'ambassade iranienne, à bord d'un avion russe qui a décollé de Beyrouth tôt dimanche, selon un responsable libanais.
L'avion a également transporté les dépouilles d'un diplomate iranien et de sa femme et de ses trois enfants, tués pendant la guerre.
Bien que l'aéroport international de Beyrouth continue de fonctionner, la plupart des compagnies aériennes mondiales ont suspendu leurs vols vers et depuis le Liban, tandis que la compagnie aérienne Middle East Airlines continue d'opérer la majorité des vols.
* Mesures libanaises contre le Corps des Gardiens de la Révolution
Politiquement, le gouvernement libanais a pris une mesure marquante cette semaine, en approuvant l'interdiction de toute activité du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne sur le sol libanais, et en imposant aux citoyens iraniens d'obtenir un visa préalable pour entrer au Liban, dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah soutenu par Téhéran.
Ce développement intervient alors que le rythme des frappes et des opérations militaires s'accélère, suscitant des craintes croissantes d'une extension du conflit dans la région.