L'Union européenne impose de nouvelles sanctions contre l'Iran et envisage de classer le Corps des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Cette décision a été prise lors d'une réunion des ministres des affaires étrangères à Bruxelles, dans le cadre de la poursuite de la politique de pression européenne sur la direction iranienne en raison des questions relatives aux droits de l'homme et des tensions régionales.
Une tendance à classer le Corps des Gardiens de la Révolution
Selon l'agence Reuters, les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne devraient bientôt parvenir à un accord politique ouvrant la voie à l'inscription du Corps des Gardiens de la Révolution iranien sur la liste des organisations terroristes européennes.
Ce mouvement — s'il est officiellement adopté — constituerait un changement symbolique et politique important dans l'approche de l'Union européenne envers l'Iran, car il placerait le Corps des Gardiens de la Révolution dans la même catégorie que des organisations extrémistes figurant sur la liste européenne.
Contexte des sanctions
Depuis le déclenchement des vastes manifestations en Iran à la fin de l'année 2022, l'Union européenne a imposé plusieurs paquets de sanctions ciblant des responsables de la sécurité et de la justice ainsi que des entités liées au Corps des Gardiens de la Révolution, en raison d'accusations de violations graves des droits de l'homme.
Bruxelles souligne que ces mesures s'inscrivent dans une politique de responsabilisation des responsables de la répression des manifestants, tout en maintenant des canaux diplomatiques ouverts sur les questions régionales et nucléaires.
Conséquences politiques potentielles
Les observateurs estiment que l'inscription du Corps des Gardiens de la Révolution sur la liste du terrorisme européenne, si elle est adoptée, entraînera une escalade politique entre les deux parties et pourrait avoir des répercussions sur les relations bilatérales et le dossier nucléaire iranien, ainsi que sur les équilibres de la sécurité régionale.
Cette décision potentielle représenterait un passage d'une phase de pression diplomatique et de sanctions traditionnelles à un niveau de confrontation politique plus intense avec l'une des principales institutions du régime iranien.