Le Conseil de sécurité d'urgence discute de l'escalade de la crise entre l'Iran et Israël

Hier soir, samedi, une session d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies a été convoquée pour discuter des conséquences de l'opération militaire conjointe entre les États-Unis et Israël contre l'Iran, qui a ramené la région à une scène d'escalade militaire aiguë.
* L'Iran menace et accuse de crimes
L'ambassadeur iranien auprès des Nations Unies Amir Saïd Iravani a accusé les États-Unis et Israël d'"avoir commis un crime de guerre", affirmant que les frappes visaient des infrastructures civiles et avaient entraîné la mort de plus de 100 élèves dans une école.
Il a déclaré :
"Le nombre de civils innocents continue d'augmenter. Ce n'est pas seulement un acte d'agression, mais un crime de guerre et un crime contre l'humanité".
Il a indiqué que les bases et installations américaines dans la région seraient des cibles légitimes si les opérations militaires se poursuivaient.
* Israël affirme son droit de réponse
En revanche, le représentant d'Israël auprès des Nations Unies Dani Danon a confirmé que l'opération était nécessaire pour mettre fin au programme nucléaire et missile iranien.
Il a ajouté :
"Le régime iranien déstabilise et propage la violence, et n'a laissé aucune option raisonnable, Israël a mis fin aux menaces en coopération avec les États-Unis".
* Bahreïn met en garde et condamne
Bahreïn a également exprimé une position très claire, le représentant Jamal Al-Ruwaie soulignant que la sécurité des États du Golfe est un tout indivisible, et considérant que cibler les territoires bahreïnis est un "acte d'agression que nous ne tolérerons pas".
Il a appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à condamner les attaques iraniennes contre les pays de la région.
* Contexte des développements
Ces mouvements sont survenus après qu'Israël et les États-Unis ont mené samedi matin une opération militaire intensive ciblant la capitale Téhéran et d'autres régions d'Iran.
Et l'Iran a répondu aux attaques en frappant des bases américaines dans des pays du Golfe, y compris Bahreïn.
Il est prévu que le Conseil de coopération du Golfe tienne une session d'urgence aujourd'hui dimanche pour discuter des développements graves dans la région, au milieu des craintes d'une escalade du conflit militaire.