Le tribunal administratif en Égypte a rendu dimanche un jugement autorisant la projection du film "L'athée", mettant ainsi fin au grand débat suscité par les appels à son interdiction. Le tribunal a confirmé que l'œuvre avait obtenu une licence officielle de la censure des œuvres audiovisuelles, ce qui lui confère le droit légal de projection.
Le tribunal a rejeté les demandes visant à arrêter le film, considérant qu'une des affaires était irrecevable en raison de l'absence d'une décision administrative pouvant faire l'objet d'un recours. Ce jugement est intervenu après que le ministère de la Culture et le Conseil suprême de la culture ont présenté des documents officiels prouvant l'émission d'une licence de projection sous le numéro 121 de l'année 2023.
L'affaire a pris de l'ampleur après que l'avocat Mortada Mansour a déposé une plainte pour interdire le film, arguant qu'il "offense l'islam". Dans une tentative de résoudre la crise, une des autorités de régulation a formé un comité d'experts religieux pour visionner l'œuvre et évaluer son contenu, recommandant de changer le titre du film et de supprimer ou modifier certaines scènes pour garantir la clarté du message artistique.
Le film est écrit par l'auteur Ibrahim Issa et réalisé par Mohamed Gamal El Adl, avec la participation de plusieurs stars, dont Ahmed Hatem, Mahmoud Hamida, Sherine Reda, Tara Emad et Naglaa Badr.
Dans un autre contexte culturel, le milieu médiatique égyptien a perdu la journaliste Mervat Salama, qui est décédée après une longue lutte contre le cancer, suscitant une vague de tristesse parmi ses collègues et le public.