«Peste aviaire» en Syrie : la vérité entre les cris des éleveurs et les assurances des autorités
February 10, 2026304 VuesTemps de lecture: 3 minutes

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Le secteur avicole en Syrie a connu, au cours des dernières semaines, une vague de mortalité collective dans les élevages de plusieurs gouvernorats, dont la banlieue de Damas, Homs, Hama, Lattaquié et des parties d'Alep et d'Idlib. Les réseaux sociaux ont diffusé des images et des vidéos de milliers d'oiseaux morts, tandis que ces cas étaient associés à des appellations populaires de maladies telles que « peste aviaire » ou « Newcastle », suscitant de vives inquiétudes parmi les éleveurs et les consommateurs, et entraînant une hausse des prix du poulet dans certaines régions.
Des pertes considérables pour les éleveurs
Un certain nombre de propriétaires d'élevages dans la banlieue de Damas ont confirmé que le taux de mortalité des poussins dépassait 60 %, tandis que les poules pondeuses avaient perdu environ 55 % de leur productivité, la problématique perdurant depuis près d'un mois, malgré les tentatives de confinement et de vaccination. Cela a entraîné une augmentation des prix du poulet et des œufs, atteignant dans certaines régions comme Deraa et la banlieue de Damas des hausses abruptes de 100 livres par kilo en quelques jours.
Les assurances officielles entre déni et avertissement
En revanche, le directeur général de l'Office des volailles, Fadel Haj Hashim, a affirmé via l'agence « Sana » que le secteur était exempt de toute infection grave ou de maladies épidémiques inhabituelles, qualifiant les informations circulant sur les réseaux sociaux de « fausses et visant à semer la panique ».
Le président des vétérinaires, Hussein Al-Balan, a également insisté sur le fait que les maladies mentionnées n'affectent que les oiseaux et ne se transmettent pas aux humains, confirmant qu'aucune souche de grippe aviaire n'avait été détectée dans les laboratoires syriens, ce qui rend la consommation de volaille sûre sur le plan sanitaire.
Cependant, les assurances officielles n'étaient pas exemptes de contradictions, car le ministère des Urgences et de la Gestion des Catastrophes a émis un avertissement urgent concernant la maladie de « peste aviaire », signalant un nombre récent d'infections, ce qui a suscité davantage de méfiance quant à la transparence des informations et à la gestion de la crise en période sensible.
Une crise de confiance entre les éleveurs et les autorités officielles
L'histoire complète du secteur avicole syrien aujourd'hui révèle un grand fossé entre ce que voient les éleveurs sur le terrain et ce que déclarent les autorités officielles. Avec la poursuite de la hausse des prix qui pèse sur les citoyens, la question demeure quant à la capacité du secteur à résister à cette vague, qu'elle soit due à des maladies saisonnières naturelles ou à une épidémie potentielle que tout le monde essaie de dissimuler pour éviter ses conséquences économiques et politiques.