À la suite du suicide d'une femme à Alexandrie, le président égyptien Abdel Fattah Sissi a ordonné au gouvernement de soumettre rapidement des projets de lois sur la famille au Parlement, des lois qui ont été préparées auparavant mais qui n'ont pas encore été présentées de manière définitive.
Cette directive intervient dans le cadre de la relance du dossier de la loi sur l'état civil, après le large débat suscité par cet incident dans la rue égyptienne.
La loi sur l'état civil revient sur le devant de la scène
L'incident a rouvert le débat sur la loi sur l'état civil en Égypte, considérée comme l'un des dossiers les plus sensibles de la société, en raison de son lien direct avec l'organisation des relations familiales et les questions de divorce, de garde et de visite.
Appels à une révision complète de la philosophie de la loi
Un certain nombre de députés, dont Reda Abdel Salam, ont appelé à une révision complète de la philosophie qui sous-tend la loi, et non à se contenter de modifications partielles.
Il a souligné la nécessité d'atteindre un meilleur équilibre entre les droits des époux, tout en plaçant l'intérêt de l'enfant en tête des priorités.
Le dossier de la « visite » et de la garde en discussion
Les principales demandes portent sur la réévaluation des mécanismes de visite des enfants après le divorce, garantissant un rôle plus important pour le père dans la vie de ses enfants, ainsi qu'une révision de l'âge de la garde en fonction des changements sociaux actuels.
Les partisans de la modification affirment que l'objectif est de réduire les conflits familiaux et de renforcer la stabilité psychologique des enfants.
Débat social renouvelé sur l'avenir de la famille
Ces développements interviennent dans un large débat communautaire sur la cohésion de la famille égyptienne, face à l'augmentation des cas de conflits familiaux et des conséquences sociales et juridiques complexes qui en découlent, ce qui fait de ce dossier l'une des principales priorités de la prochaine étape.