Libération des principales figures du courant réformiste en Iran après une vague de manifestations

Dans un geste surprenant après la vague de manifestations massives qui a secoué l'Iran fin décembre 2025, les autorités iraniennes ont libéré hier soir deux personnalités éminentes du courant réformiste, après leur arrestation pour des accusations liées à "la mise en danger de l'unité nationale et la collaboration avec une propagande étrangère".
Son avocat, Hojjat Karami, a confirmé que Javad Emam, porte-parole du Front des réformistes, et IbrahimAsgarzadeh, ancien député au parlement, ont été libérés après avoir payé une caution, selon l'agence "ISNA".
Quant à la troisième personnalité, Azar Mansouri, présidente du Front des réformistes depuis 2023 et ancienne conseillère du président réformiste précédent Mohammad Khatami, Karami a indiqué que sa libération pourrait intervenir "dans les jours à venir".
Ces arrestations sont survenues dans le contexte des manifestations qui ont débuté au bazar de Téhéran en protestation contre les conditions économiques et de vie, puis se sont transformées en revendications politiques et critiques envers le gouvernement, les affrontements entre manifestants et forces de sécurité ayant fait plus de 3 000 morts, y compris des agents de sécurité, selon les autorités officielles.
Les responsables iraniens ont accusé des entités étrangères, principalement Israël et les États-Unis, de tenter d'attiser les manifestations et de déstabiliser le pays, tandis que les accusations portées contre les dirigeants réformistes incluaient "la promotion de la capitulation et la création de mécanismes de sabotage secrets".
Cette démarche représente un signe du mouvement des autorités iraniennes pour atténuer la tension politique après des semaines de manifestations sanglantes, alors que l'opinion publique reste tournée vers la libération attendue de Mansouri.