Les prix du pétrole se stabilisent en attendant les développements des négociations internationales et les fluctuations de l'offre

Les marchés pétroliers mondiaux ont connu une stabilisation de leurs échanges ce mercredi, après une baisse précédente d'environ 1%, au milieu des craintes d'un élargissement de l'écart entre l'offre et la demande qui a limité la réalisation de gains importants. Les investisseurs gardent les yeux rivés sur les développements diplomatiques, en particulier les pourparlers de paix entre la Russie et l'Ukraine.
Les contrats à terme sur le brut Brent ont enregistré une légère hausse de 0,1%, se stabilisant à 62,00 dollars le baril. Le brut West Texas Intermediate américain a également augmenté dans la même proportion, atteignant 58,32 dollars le baril.
Dans son analyse des conditions du marché, la banque "ING" a averti dans une note de recherche que les approvisionnements russes représentent toujours un risque pour l'équilibre, malgré la tendance générale à des prévisions de surplus. La banque a précisé que "les exportations pétrolières russes transportées par mer maintiennent de bons niveaux", notant via "Reuters" que "ces barils ont de plus en plus de difficultés à trouver des acheteurs", ce qui pourrait entraîner une baisse de la production russe si la demande reste faible.
Sur le plan politique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que son pays et ses partenaires européens soumettront bientôt aux États-Unis des "documents révisés" concernant le plan de paix pour mettre fin à la guerre avec la Russie, suite à des efforts diplomatiques intensifs. Les analystes s'attendent à ce qu'un éventuel accord de paix entraîne un assouplissement des sanctions internationales sur les entreprises russes, ce qui pourrait permettre une augmentation des approvisionnements pétroliers actuellement restreints.
En ce qui concerne l'offre d'une autre région, l'Administration d'information sur l'énergie des États-Unis a relevé ses prévisions de production pétrolière pour les États-Unis en 2025 de 20 000 barils par jour, atteignant une moyenne de 13,61 millions de barils par jour, ce qui représente un niveau record supérieur aux estimations précédentes. En revanche, l'administration a abaissé ses prévisions de production pour 2026 d'environ 50 000 barils par jour, atteignant 13,53 millions de barils par jour.