Les prix du pétrole ont augmenté de 3 % après le prolongement des négociations nucléaires entre l'Iran et les États-Unis

Les prix du pétrole ont fortement augmenté hier vendredi d'environ 3 %, alors que les marchés anticipent d'éventuelles perturbations des approvisionnements après que les États-Unis et l'Iran ont décidé de prolonger les négociations nucléaires.
À 13h28 GMT, les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 2,13 dollars, atteignant 72,88 dollars le baril, le niveau le plus élevé depuis juillet dernier.
En revanche, le West Texas Intermediate a augmenté de 2,31 dollars ou 3,5 % pour atteindre 67,52 dollars le baril, enregistrant également ses niveaux les plus élevés depuis août.
Le Brent est en passe d'enregistrer des gains hebdomadaires d'environ 1,6 %, tandis que le West Texas Intermediate se rapproche d'une hausse hebdomadaire d'environ 1,7 %, selon l'agence "Reuters".
Selon Tamas Varga, analyste chez "PVM" :
"Il y a une incertitude, et la peur pousse les prix à la hausse aujourd'hui… Tout est lié aux résultats des négociations nucléaires iraniennes et aux éventuelles actions militaires que les États-Unis pourraient entreprendre contre l'Iran".
Les États-Unis et l'Iran ont tenu des négociations indirectes à Genève jeudi dernier, après que le président américain Donald Trump a ordonné un renforcement de la présence militaire dans la région.
Au cours de la session, les prix du pétrole ont augmenté de plus d'un dollar le baril après des rapports médiatiques sur l'arrêt des négociations en raison de l'insistance de Washington sur l'interdiction de l'enrichissement de l'uranium par l'Iran, mais ils ont ensuite diminué après l'annonce d'Oman concernant des progrès dans les négociations.
Le ministre des Affaires étrangères omanais, M. Badr al-Busaidi, a indiqué dans un message sur "X" que les deux parties prévoient de reprendre les négociations au niveau technique la semaine prochaine à Vienne.
Trump avait fixé le 19 février une période de grâce de 10 à 15 jours pour que l'Iran parvienne à un accord sur son programme nucléaire, avertissant de "très mauvaises choses" en cas d'échec.
Dans le même temps, l'Arabie saoudite travaille à augmenter sa production et ses exportations de pétrole dans le cadre d'un plan d'urgence pour atténuer d'éventuels impacts d'une attaque.
Il est prévu que l'alliance "OPEP+", qui comprend l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, discute d'une augmentation de la production de pétrole de 137 000 barils par jour pour le mois d'avril, après que les augmentations de production ont été suspendues au premier trimestre de l'année.
Avec ces développements, les marchés restent dans une attente prudente, les opérateurs attendant les résultats des négociations et les mesures de toute escalade potentielle au Moyen-Orient, ce qui pourrait pousser les prix du pétrole à de nouveaux niveaux record.