Des tensions géopolitiques multiples font à nouveau grimper les prix du pétrole

Les marchés pétroliers mondiaux ont connu une hausse significative lors des transactions de jeudi, alimentée par une intensification des tensions dans plusieurs régions, suscitant des inquiétudes chez les opérateurs concernant la possibilité de perturbations des approvisionnements.
Les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 0,4 % pour atteindre 62,48 dollars le baril, tandis que le brut West Texas Intermediate américain a grimpé de 0,6 %, atteignant 58,79 dollars le baril lors des transactions asiatiques.
Cette hausse fait suite à l'annonce par les États-Unis de la saisie d'un grand pétrolier au large des côtes du Venezuela, ce à quoi le président américain Donald Trump a commenté : "Nous avons juste saisi un pétrolier au large des côtes du Venezuela... un très grand pétrolier... c'est le plus grand en fait, et d'autres choses se passent".
Dans un contexte séparé mais influent, des rapports sur des drones ukrainiens ciblant un pétrolier opérant dans le commerce pétrolier russe en mer Noire ont également soutenu le paysage haussier.
Tony Sycamore, analyste de marché chez "IG", a noté que les mouvements de prix surviennent "après des nouvelles de la saisie par les États-Unis d'un pétrolier au large des côtes du Venezuela", considérant que l'attaque en mer Noire "a apporté un soutien supplémentaire aux prix".
Sycamore a prévu que cet impact se poursuivra, en disant : "Il est probable que ces développements maintiennent le pétrole brut au-dessus du niveau de soutien principal de 55 dollars jusqu'à la fin de l'année, à moins qu'un accord de paix inattendu ne soit atteint en Ukraine".
Dans ce contexte, des opérateurs de marché ont rapporté que les acheteurs asiatiques demandent des réductions importantes sur leurs importations de brut vénézuélien, en raison d'un afflux de pétrole soumis à des sanctions en provenance d'autres concurrents comme la Russie et l'Iran, et de l'augmentation des risques opérationnels autour du Venezuela avec le renforcement de la présence militaire américaine à proximité.
Séparément, les investisseurs suivent de près les discussions en cours sur la crise ukrainienne, notamment après l'appel téléphonique entre les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l'Allemagne avec le président Trump, qu'ils ont qualifié de "moment décisif" dans le parcours politique.