Des plateformes de médias sociaux ont diffusé, au cours des dernières heures, une vidéo montrant des images choquantes à l'intérieur d'une clinique privée à Tripoli, comprenant des corps de nouveau-nés conservés dans des réfrigérateurs, et des membres humains amputés dans des sacs noirs, dans des conditions qualifiées par les spécialistes de contraires aux normes sanitaires et humaines.
Réponse de la clinique : tournage illégal
La clinique Tulip a publié un communiqué niant ce qui a été diffusé, affirmant que les images avaient été filmées de manière illégale et portent atteinte à la dignité des morts. La clinique a précisé que le corps visible appartenait à un nouveau-né décédé à la naissance, et que ses proches avaient refusé de le récupérer, ce qui a nécessité de suivre les procédures légales en vigueur pour conserver le corps temporairement.
La direction de la clinique a également confirmé que les parties amputées avaient été traitées conformément aux lois médicales, et que le tournage et la diffusion de ces images constituent un crime légal, et qu'elle prendra des mesures légales contre les personnes impliquées.
Rapport de la surveillance des aliments et des médicaments
De son côté, le Centre de surveillance des aliments et des médicaments a annoncé avoir constaté des violations sanitaires et humaines graves à l'intérieur de la clinique, y compris la présence de corps de nourrissons et de membres humains conservés de manière aléatoire sans données d'identification, avec des soupçons de tentative de dissimulation ou de destruction.
Le centre a indiqué avoir documenté l'incident officiellement en présence du procureur de la République, et l'a transmis aux autorités compétentes pour poursuivre les enquêtes légales.
Fermeture de la clinique et transfert des patients
Le service de la garde municipale a annoncé la fermeture complète de la clinique Tulip en coordination avec le bureau du procureur, et le transfert de tous les patients vers d'autres hôpitaux et cliniques pour garantir leur sécurité, jusqu'à la fin des enquêtes.
Dans un contexte connexe, un document émis par le représentant du ministère de la Santé le mois dernier a révélé une correspondance officielle demandant la fermeture de la clinique en raison de violations sanitaires et administratives, renforçant l'hypothèse de l'existence de violations antérieures pour lesquelles aucune mesure n'a été prise.
Appels à une enquête transparente
L'affaire est toujours en cours d'enquête, au milieu d'appels populaires et de droits de l'homme pour ouvrir une enquête indépendante, et tenir responsables tous ceux qui seraient impliqués, tout en garantissant qu'aucune répétition de telles violations qui portent atteinte à la dignité humaine et à la sécurité du secteur de la santé dans le pays ne se produise.