Le président libanais : en attente de la date de Washington pour commencer les négociations... et la protection des frontières commence par l'affirmation de la souveraineté de l'État au sud

Un État fort est la seule garantie de la sécurité du sud
Dans sa vision de l'avenir des frontières, le président Aoun a précisé aujourd'hui mercredi que la véritable et unique garantie de la protection de la souveraineté libanaise est la présence de l'État avec toutes ses institutions et ses forces militaires dans "l'ensemble du sud". Il a adressé un message ferme au côté israélien indiquant que la poursuite des violations et la destruction des villages frontaliers n'apporteront pas la sécurité à Tel Aviv, mais compliqueront davantage la situation, affirmant que la stabilité découle du respect de la souveraineté et non d'une politique de "terre brûlée".
En attente de l'"heure zéro" américaine pour commencer les négociations
Concernant les coulisses de l'engagement international, Aoun a annoncé que le Liban avait terminé sa préparation pour entrer dans le processus de négociation, précisant que Beyrouth est maintenant "en attente de la détermination d'une date officielle par les États-Unis" pour commencer les négociations directes ou indirectes. Il a insisté sur la nécessité pour Israël de respecter un cessez-le-feu immédiat comme condition essentielle pour passer à la phase de discussion des détails, considérant que négocier sous le feu ne sert pas les chances de succès.
Consensus national et soutien international pour l'option des négociations
Le président a souligné dans son discours aujourd'hui mercredi qu'il existe un "large consensus populaire" soutenant l'option de la solution diplomatique, notant que cette approche bénéficie d'un soutien solide de la part des pays de l'Union européenne et des pays arabes qui ont exprimé leur soutien total au chemin emprunté par le Liban. Ce soutien régional et international place le Liban dans une position de force en matière de négociation, alors que la communauté internationale s'efforce de désamorcer un affrontement majeur qui pourrait déstabiliser entièrement la région du Moyen-Orient en 2026.