Frappes israéliennes sur le camp d'Ain el-Héloué au Liban

Le camp d'Ain el-Héloué pour les réfugiés palestiniens à Saïda, le plus grand camp palestinien du pays, a subi deux frappes israéliennes hier matin, dimanche, selon l'agence nationale d'information libanaise.
Les frappes ont eu lieu au milieu d'un survol intensif d'avions de chasse, tandis qu'aucune information précise sur les pertes humaines ou les blessures, ni sur les personnalités ciblées à l'intérieur du camp n'a encore été enregistrée.
Dans le même contexte d'escalade, Israël a ciblé hier matin l'hôtel Ramada sur la façade maritime de Beyrouth, ce qui a entraîné la mort de quatre personnes et blessé dix autres, selon le ministère de la Santé libanais.
L'armée israélienne a confirmé que la frappe était une “frappe ciblée de précision” visant des dirigeants centraux du corps des Gardiens de la Révolution islamique en Iran qui se trouvaient à Beyrouth.
Cette escalade survient après des affrontements qui ont commencé lundi dernier, lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes et des drones vers Israël, qui a répondu par une vague de frappes aériennes sur des zones du sud libanais, ainsi que sur la banlieue sud de Beyrouth.
Israël a également annoncé mardi dernier avoir tué l'officier de liaison responsable du Liban au sein des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution islamique à Téhéran.
En revanche, le gouvernement libanais a émis jeudi dernier une décision interdisant toute activité des Gardiens de la Révolution islamique sur son territoire, et imposant l'obtention d'un visa pour entrer dans le pays, dans un contexte de tensions croissantes entre le Hezbollah soutenu par l'Iran et Israël depuis le début des affrontements.
Cette nouvelle escalade reflète la poursuite d'une tension aiguë entre Israël et le Hezbollah, au milieu des craintes d'une expansion des opérations militaires vers de nouvelles zones au Liban.