Israël avertit : le risque d'une nouvelle guerre au Liban augmente au milieu des tensions croissantes

Malgré l'optimisme prudent qui a prévalu lors de la réunion du comité "mécanisme" hier vendredi dans la région de Naqoura, au sud du Liban, les avertissements israéliens concernant le risque d'une nouvelle guerre n'ont pas cessé.
Un responsable israélien de haut rang a confirmé, selon le journal Yedioth Ahronoth, que "le risque de reprise de la guerre est élevé", tandis qu'un haut responsable américain a salué les "signes prometteurs" au Liban, soulignant l'amélioration des performances des forces armées libanaises.
Tel Aviv a déclaré avoir informé Washington que le renforcement des capacités militaires du Hezbollah ne serait pas toléré, surtout avec l'expiration de l'échéance américaine fixée à la fin décembre pour le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani.
Lors de la quinzième réunion du comité supervisant le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, l'accent a été mis sur la manière de permettre aux déplacés de retourner chez eux et de traiter les questions civiles, dans une tentative d'éviter la reprise des combats si l'échéance pour le désarmement du parti n'est pas respectée, selon l'agence Reuters.
Cette réunion s'inscrit dans le cadre des efforts des États-Unis pour élargir le champ des discussions entre les deux parties au-delà de la simple surveillance du cessez-le-feu de 2024, conformément à l'agenda du président américain Donald Trump pour renforcer les accords de paix au Moyen-Orient.
Ont assisté à la réunion le vice-conseiller à la sécurité nationale israélien Yossi Draznin, un autre haut responsable du Conseil de sécurité israélien Yuri Resnik, ainsi que des représentants de la FINUL, l'ancien ambassadeur libanais à Washington Simon Karam, trois officiers de l'armée libanaise, et l'envoyée américaine Morgan Ortegus.
Les États-Unis exercent une forte pression sur Israël et le Liban pour éviter l'effondrement de l'accord de cessez-le-feu qui est entré en vigueur en novembre 2024, alors qu'un certain nombre de responsables israéliens estiment que l'affrontement avec le Hezbollah est devenu plus probable.
L'accord de cessez-le-feu stipule l'arrêt des hostilités, le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani, et son désarmement dans l'ensemble du Liban, avec le retrait de l'armée israélienne des positions qu'elle a occupées lors de la dernière guerre.
Cependant, Israël continue de mener des frappes aériennes sur des zones libanaises, affirmant qu'elles visent à empêcher le Hezbollah de reconstruire ses capacités militaires après ses lourdes pertes lors du conflit précédent.