Israël nie ses ambitions au Liban au milieu d'une escalade militaire à la frontière sud

Déclarations de Gideon Sa'ar : Israël ne cherche pas à contrôler des terres au Liban
Le ministre des Affaires étrangères israélien Gideon Sa'ar a confirmé qu'Israël n'a aucune ambition sur les terres libanaises, soulignant que la présence des forces israéliennes dans les zones frontalières nord a pour seul objectif de protéger les citoyens israéliens.
Ces déclarations ont été faites lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue serbe Marko Djuric, où il a indiqué que le déploiement militaire israélien dans le sud du Liban s'inscrit dans des considérations purement sécuritaires, selon ce qu'a rapporté l'Agence France-Presse.
Avertissements israéliens d'évacuation de plus de 10 villages dans le sud du Liban
Dans un contexte de tensions croissantes, l'armée israélienne a émis des avertissements urgents aux habitants de plus de 10 villages dans le sud du Liban, leur demandant de les évacuer et de se diriger vers le nord.
L'armée a précisé que cette décision a été prise en raison de ce qu'elle a qualifié de "violation du cessez-le-feu par le Hezbollah", appelant les civils à s'éloigner des sites des éléments du parti et de ses dépôts d'armes pour éviter tout dommage potentiel.
Tél Aviv : les villages ciblés sont en dehors de la ligne de sécurité et le risque d'opérations demeure
L'armée israélienne a déclaré que les villages concernés par la décision d'évacuation se trouvent en dehors de ce qu'on appelle "la ligne jaune" annoncée il y a environ 10 jours dans le sud du Liban, que Israël considère comme une zone de sécurité pour protéger ses frontières nord.
Tél Aviv a confirmé qu'elle se réserve le droit d'effectuer des opérations militaires dans ces zones contre le Hezbollah si les menaces qu'elle décrit persistent.
Netanyahu : poursuite des opérations militaires contre le Hezbollah
Pour sa part, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'Israël poursuivra ses opérations militaires au Liban, soulignant que la possession par le Hezbollah de roquettes et de drones impose la poursuite de la réponse militaire malgré l'accord de cessez-le-feu.
Netanyahu a affirmé que la situation sécuritaire actuelle ne permet pas d'arrêter les opérations en raison de la poursuite des attaques contre les forces israéliennes.
Échanges d'accusations et violations de l'accord de cessez-le-feu
Les rapports indiquent que les tensions persistent malgré l'annonce par le président américain Donald Trump d'un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël à partir de la mi-avril, après une escalade militaire majeure.
La trêve a ensuite été prolongée de 3 semaines supplémentaires, mais les violations sur le terrain ont continué des deux côtés, selon les récits échangés.
Escalade militaire continue à la frontière libano-israélienne
Depuis début mars, les affrontements militaires entre Israël et le Hezbollah se sont intensifiés, avec des frappes israéliennes intensifiées dans le sud du Liban et autour de Beyrouth et de la Bekaa, ainsi que des incursions militaires dans certaines localités frontalières.
Israël accuse le parti de mener des attaques avec des drones explosifs ayant causé des morts et des blessés parmi ses troupes, tandis que le parti affirme que ses opérations sont une réponse à l'escalade israélienne.
Contexte de l'escalade et trajectoire du conflit régional
Cette escalade est liée à une tension plus large dans la région, après le déclenchement d'affrontements militaires entre l'Iran d'une part, et Israël et les États-Unis d'autre part, ce qui a eu un impact direct sur le front libanais.
Israël affirme que ses opérations visent à prévenir les menaces venant de la frontière nord, tandis que des sources libanaises affirment que les frappes israéliennes ont causé des destructions massives dans les villages du sud.