Israël bombarde à nouveau la banlieue sud de Beyrouth et le Hezbollah répond

La tension au Moyen-Orient a augmenté avec le lancement par Israël, ce mercredi matin, d'une série de frappes aériennes ciblant la banlieue sud de la capitale libanaise Beyrouth, dans une attaque qu'il a qualifiée de visant des sites appartenant au Hezbollah.
Des médias libanais officiels ont rapporté qu'une des frappes était "violente" et a ciblé la région de Lilaki dans la banlieue sud, tandis que des images montrant d'épaisses colonnes de fumée s'élevant de la zone ciblée indiquaient l'intensité des bombardements.
En revanche, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé une "vague de frappes" visant ce qu'elle a décrit comme l'infrastructure militaire du Hezbollah à l'intérieur de la banlieue.
* Escalade après l'assassinat de Khamenei
Cette escalade est survenue quelques jours après l'élargissement du conflit au Moyen-Orient, suite à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américaines et israéliennes, un événement qui a poussé le Hezbollah à ouvrir un front avec Israël en soutien à l'Iran, selon ce qu'a déclaré le parti.
Depuis lors, Israël continue de mener des frappes dans différentes régions du Liban, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en 2024, et a également effectué des incursions terrestres dans certaines zones frontalières.
* Réponse du Hezbollah
En retour, le Hezbollah a annoncé que ses combattants avaient mené des attaques contre des "rassemblements de l'armée israélienne" dans les villes frontalières de Khiam et Adaisseh, au sud du Liban, et ont tiré des roquettes vers des sites à l'intérieur d'Israël, y compris un site de défense antimissile au sud de la ville de Haïfa.
Le parti a également déclaré que ses éléments s'étaient engagés dans des combats avec une force israélienne près de la ville frontalière d'Aytroun en utilisant des armes légères et moyennes.
* Victimes et blessés dans le sud libanais
Alors que les frappes se poursuivent, le ministère de la Santé libanais a annoncé des victimes dans plusieurs régions du sud du pays.
Des frappes israéliennes successives sur la ville de Qana dans le district de Tyr ont entraîné la mort de cinq personnes et blessé cinq autres, tandis que trois personnes, dont un ambulancier, ont été tuées dans la ville voisine de Hanawiya.
* Vague de déplacements massive
En parallèle de la poursuite des bombardements, l'unité de gestion des catastrophes du gouvernement libanais a révélé que la guerre avait provoqué une vague de déplacements massive.
Le nombre de déplacés enregistrés de manière autonome depuis le 2 mars s'élève à environ 759 300 personnes, dont plus de 122 000 déplacés vivent actuellement dans des centres d'hébergement officiels supervisés par le gouvernement.
Cette escalade survient alors que des entités internationales mettent en garde contre l'élargissement du conflit dans la région, avec une intensification des affrontements entre Israël et le Hezbollah et le risque d'entraînement d'autres parties dans le conflit.