Le ministre des Affaires étrangères irakien, Fouad Hussein, a déclaré dans des propos exclusifs que l'Irak n'est pas officiellement entré en guerre, mais qu'il a été entraîné dans un affrontement militaire qui s'élargit géographiquement entre les États-Unis et l'Iran, affirmant que les factions armées à l'intérieur du pays ne détiennent pas le pouvoir de décider de la guerre ou de la paix, et que le gouvernement irakien condamne toutes les attaques, que ce soit à l'intérieur de l'Irak ou contre l'Iran.
Les factions armées irakiennes ne contrôlent pas la décision de guerre : déclaration officielle de Bagdad
Hussein a confirmé que l'augmentation des attaques sur le territoire irakien fait du pays une partie de la guerre sans aucune décision officielle, soulignant que le gouvernement irakien rejette toute attaque contre les pays voisins, et que les factions armées loyales à l'Iran ne détiennent pas la décision stratégique ou militaire.
Il a ajouté que la faiblesse du contrôle interne a contribué à l'augmentation des attaques, et que Bagdad a formé des comités de sécurité et militaires pour suivre toute menace persistante.
Le départ des missions diplomatiques : l'Irak fait face à des défis graves
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que l'augmentation des attaques sur Bagdad et Erbil a poussé un certain nombre de missions diplomatiques à quitter l'Irak de manière informelle, avertissant que la poursuite de ces attaques pourrait conduire à des mesures diplomatiques plus strictes, augmentant ainsi les tensions régionales et menaçant la stabilité intérieure.
Négation de l'activité de l'opposition iranienne : toutes les attaques sont loyales à Téhéran
Hussein a nié l'existence de toute activité armée de l'opposition iranienne à l'intérieur de l'Irak, affirmant que ces factions ne se trouvent que dans des camps de réfugiés, et qu'elles mènent des attaques contre les bases américaines en Irak avec le soutien de Téhéran.
Il a souligné que l'Irak condamne les attaques contre l'Iran tout autant qu'il condamne les frappes iraniennes sur son territoire, insistant sur le fait que la guerre s'est étendue pour inclure des objectifs économiques et pétroliers, tandis que les pays du Golfe n'ont entrepris aucune attaque contre l'Iran.
L'Irak sous le microscope du Golfe : objections officielles et mouvements diplomatiques
Le ministre a révélé que les pays du Golfe et la Jordanie ont présenté des objections officielles aux attaques lancées depuis l'Irak, et que les communications diplomatiques avec Bagdad se poursuivent pour garantir que le conflit ne s'étende pas.
Il a souligné que le gouvernement irakien considère toute attaque contre les pays voisins comme une violation de la constitution, affirmant que la surveillance sécuritaire et la coordination régionale se poursuivent pour éviter toute explosion sécuritaire potentielle.
Escalade des attaques et des frappes : l'Irak, un champ de bataille quotidien
Depuis le déclenchement de la guerre le 28 février entre les États-Unis, Israël et l'Iran, les factions irakiennes loyales à Téhéran ciblent quotidiennement les bases américaines avec des roquettes et des drones, tandis que leurs locaux subissent des frappes américaines et israéliennes, en plus des frappes sur des sites de l'opposition iranienne dans la région du Kurdistan irakien et des centres des forces de sécurité dans certaines provinces.