L'Iran nie l'attaque terrestre et Larijani met en garde contre les groupes séparatistes

Dans une escalade notable suite à des rapports sur des mouvements armés dans le nord-ouest du pays, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne Ali Larijani a souligné que Téhéran "ne tolérera absolument aucun groupe séparatiste", affirmant que les forces armées exercent un contrôle total sur la situation.
* "Ne pensez pas que les choses sont hors de contrôle"
Larijani a précisé que les groupes séparatistes "ne devraient pas penser que les choses sont hors de contrôle", mettant en garde contre toute tentative d'exploiter ce qu'il a qualifié de conditions exceptionnelles pour mener des opérations à l'intérieur du pays.
Il a insisté sur le fait que la réponse serait ferme, et que les appareils militaires et de sécurité maîtrisent complètement la situation.
* Négation officielle : pas d'opération terrestre... et la sécurité prévaut
Les déclarations de Larijani sont intervenues après des rapports occidentaux et israéliens évoquant le début d'une attaque terrestre menée par des groupes kurdes iraniens depuis le nord-ouest du pays.
Cependant, une source de sécurité iranienne a catégoriquement nié ces informations, les considérant comme une partie d'une "guerre psychologique" menée par les États-Unis et Israël après ce qu'il a qualifié d'échec à atteindre des objectifs sur le terrain.
Selon ce qu'a rapporté l'agence "Tasnim", la source a confirmé que la sécurité est rétablie le long de la frontière avec l'Irak, en particulier dans la province d'Ilam, rassurant les habitants que les forces militaires et de sécurité défendent vigoureusement le territoire et les frontières de l'Iran, et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter des "opérations psychologiques".
Il a également appelé les Iraniens à s'informer auprès des médias fiables.
* Récit américain et israélien : une attaque a effectivement commencé
En revanche, le site Axios a rapporté qu'un haut responsable américain a déclaré que des groupes kurdes iraniens avaient effectivement commencé une attaque terrestre à l'intérieur de l'Iran, notant que des combattants kurdes étaient entrés dans la région et avaient commencé des opérations sur le terrain.
De plus, le réseau Fox News a rapporté, citant des responsables américains, que des milliers de combattants kurdes participent à l'opération.
Du côté israélien, le journal Yisrael Hayom a déclaré que l'opération est "réelle et d'une importance capitale", notant que le cabinet de sécurité restreint (le cabinet) a tenu une réunion pour discuter des développements de l'attaque.
* Qui est derrière l'attaque ?
Des rapports médiatiques israéliens ont indiqué que le groupe kurde basé en Irak, lié au Parti de la vie libre du Kurdistan (PJAK), mène l'attaque.
Ils ont mentionné que des milliers de combattants ont commencé à prendre des positions de combat à l'intérieur du territoire iranien depuis le début de la semaine.
Ils ont également indiqué que les mouvements terrestres avaient commencé après minuit le 2 mars, et que les forces armées avaient évacué la ville frontalière de Mirwan le 3 du même mois, établissant des positions défensives à l'intérieur et autour de celle-ci, avant que la force militaire ne se déplace vers les montagnes au sud de la ville.
* Entre déni et confirmation... le tableau reste flou
Entre le déni catégorique de Téhéran et les confirmations américaines et israéliennes du début d'une vaste opération terrestre, la situation dans le nord-ouest de l'Iran demeure entourée de mystère, alors que la guerre médiatique s'intensifie et que les récits divergent sur la réalité de ce qui se passe sur le terrain.