L'Iran bombarde des sites "hostiles" au Kurdistan irakien dans un contexte de tensions avec les Kurdes

Dans une nouvelle escalade à la frontière, les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien ont annoncé hier, mercredi, avoir ciblé des sites qu'elles ont qualifiés de "groupes hostiles" dans la région du Kurdistan irakien en utilisant 30 drones, selon l'agence de presse semi-officielle Tasnim.
Des sources kurdes ayant parlé à CNN ont confirmé les attaques, tandis que le Parti démocratique kurde iranien a déclaré que trois de ses locaux avaient été frappés par une attaque aérienne, entraînant des blessures légères.
L'agence Fars a rapporté que des locaux de partis séparatistes à Sulaymaniyah, dans la région du Kurdistan, avaient été incendiés à la suite des bombardements.
Dans ce contexte, un responsable de la sécurité iranien a souligné que la frontière avec l'Irak était entièrement sécurisée et que les forces militaires et de sécurité défendaient avec force le territoire iranien, appelant les citoyens à suivre les nouvelles par des médias fiables et à ignorer ce qu'il a qualifié de "guerre psychologique".
D'autre part, un haut responsable américain a confirmé que des groupes kurdes iraniens avaient lancé une attaque terrestre à l'intérieur de l'Iran, précisant que des milliers de combattants kurdes iraniens étaient entrés dans le nord-ouest du pays et avaient commencé des opérations terrestres, selon Axios et Fox News.
En Israël, une source a déclaré que l'opération kurde était réelle et d'une grande importance, alors qu'une réunion du cabinet était convoquée pour discuter des développements.
De son côté, le gouvernement du Kurdistan irakien a insisté sur l'interdiction pour tout Kurde irakien de traverser la frontière vers l'Iran, dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et les Kurdes à la frontière.
Les derniers développements confirment une montée des tensions régionales entre l'Iran et les groupes kurdes, dans un climat d'accusations mutuelles concernant les attaques terrestres et aériennes et des tentatives de susciter une "guerre psychologique".