Un crime horrible à Karak : Un père tue ses trois enfants à coups de couteau en Jordanie

Un meurtre horrible secoue la Jordanie : Un père tue ses trois enfants à coups de couteau à Karak
La rue jordanienne a été choquée dimanche soir par un crime horrible qui a coûté la vie à trois enfants après que leur père les a tués à coups de couteau avec un objet tranchant dans la province de Karak, au sud de la Jordanie, ramenant le sujet des crimes de violence familiale au premier plan des discussions publiques.
Les enfants avaient respectivement 5, 7 et 10 ans, selon ce qu'a rapporté la Direction générale de la sécurité publique jordanienne.
Sécurité jordanienne : Arrestation du père et enquête sur les circonstances du crime
La Direction générale de la sécurité publique jordanienne a annoncé avoir arrêté le père des enfants, en vue de le traduire en justice, quelques heures après qu'il ait commis le crime.
Elle a précisé que les enquêtes préliminaires indiquent qu'il existait des conflits familiaux au sein de la famille, sans fournir de détails supplémentaires sur les motivations jusqu'à présent.
Détails choquants : Enregistrement vidéo envoyé par le père après le crime
Des informations circulant dans le cadre des enquêtes ont révélé que le père avait envoyé un enregistrement vidéo montrant les enfants après les avoir tués à la famille de la mère, ce qui a accru le choc de l'opinion publique en Jordanie.
Des récits non officiels suggèrent que le crime est survenu à la suite de récentes disputes familiales entre les époux.
Contexte du conflit familial et pressions sur la mère pour envoyer les enfants
Selon les détails qui circulent, un conflit familial a poussé l'épouse à quitter le domicile conjugal et à se rendre avec ses enfants chez sa famille.
Les informations indiquent également qu'il y avait des pressions familiales répétées pour envoyer les enfants chez leur père afin de les voir dans la maison de sa famille dans la province de Karak, avant que le crime ne se produise.
Les crimes de violence familiale en Jordanie reviennent au premier plan
Ce crime survient dans le contexte d'une série d'incidents de violence familiale qui ont eu lieu en Jordanie ces dernières années, dont certains ont ciblé des enfants et des femmes pour des motifs variés, y compris ce qui est décrit comme de la "vengeance" dans des récits non officiels.
Ces incidents ont suscité un large débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et d'intervention précoce.
Appels à réviser le système de protection et d'intervention précoce
Des experts et des défenseurs des droits affirment que la répétition des crimes de violence familiale nécessite de développer le système de conseil familial et de renforcer les services sociaux et psychologiques.
Ils ont également appelé à établir des mécanismes préventifs capables d'intervenir tôt avant que les conflits familiaux ne s'aggravent et ne se transforment en crimes.
Rapport local : 17 crimes de violence familiale en 2025
Un rapport publié par l'Association de solidarité des femmes a indiqué qu'environ 17 crimes de violence familiale ont été enregistrés en Jordanie en 2025, pour des motifs divers.
Ces crimes comprenaient des cas de meurtres d'enfants, d'épouses et de sœurs, ce qui reflète la diversité des formes de violence familiale dans le pays.
Incidents précédents qui ont choqué l'opinion publique jordanienne
Le rapport a documenté plusieurs crimes horribles au cours des dernières années, parmi lesquels :
- Le meurtre d'une fillette suite à des coups portés par son père dans la région de Badia en 2025.
- Le meurtre de deux enfants après qu'ils aient été jetés dans le cours d'eau du Wadi Zarqa en 2025.
- Le meurtre d'une fillette de deux ans par strangulation par son père au sud d'Amman en 2024, avec l'envoi de sa photo à sa mère après le crime.
- Un incident où une mère a tué ses deux filles à Ramtha, au nord de la Jordanie, en mars de cette année avant de se suicider.
Appels à réformer le conseil familial et à relier les institutions judiciaires à la protection sociale
Des spécialistes soulignent la nécessité de relier les tribunaux de la charia à la Direction de protection de la famille et des mineurs, afin d'activer le renvoi précoce dans les cas de conflits familiaux.
Ils ont également appelé à développer le système de conseil familial pour qu'il soit plus efficace dans la gestion des conflits avant qu'ils ne s'aggravent.
Déclarations des responsables : Besoin d'intervention préventive et de révision des législations
Le secrétaire général du Conseil national des affaires familiales a déclaré que les crimes de violence familiale sont devenus préoccupants et nécessitent le développement de services de conseil familial et social loin des solutions traditionnelles.
Il a souligné l'importance de ne pas ignorer les indicateurs comportementaux et psychologiques au sein de la famille, en particulier ceux liés à la consommation de drogues ou aux troubles psychologiques.
Avertissements sur l'absence de coordination institutionnelle et la faiblesse du renvoi légal
Pour sa part, l'ancienne ministre du Développement social a confirmé que la répétition de ces crimes nécessite une révision légale et législative complète, y compris le code pénal.
Elle a indiqué qu'il existe un fossé dans la coordination entre les tribunaux de la charia et la Direction de protection de la famille, ce qui affaiblit les mécanismes de prévention et d'intervention précoce.
Appels à l'abolition du "droit personnel" dans les affaires de violence familiale
Des entités spécialisées ont appelé à l'abolition du principe de renonciation au droit personnel dans les affaires de meurtre et de violence familiale, le considérant comme l'un des facteurs pouvant influencer le cours de la justice.
Ces appels surviennent dans un contexte de débat croissant sur l'efficacité des législations actuelles pour réduire les crimes familiaux.
Résumé : Un crime qui rouvre le dossier de la violence familiale en Jordanie
Le récent crime à Karak rouvre le dossier de la violence familiale en Jordanie, au milieu d'appels croissants à des réformes légales et institutionnelles, et au développement d'outils de prévention et d'intervention précoce pour protéger les familles et les enfants de la répétition de tels incidents tragiques.