Le Hezbollah après l'assassinat de Khamenei : "Nous ne laisserons pas le champ d'honneur sans réponse"

Dans un développement grave qui aggrave les tensions dans la région, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré hier dimanche que le parti "s'acquittera de son devoir de faire face à l'agression", après le meurtre du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une attaque israélo-américaine sans précédent qui a duré deux jours consécutifs contre l'Iran.
Qassem a déclaré dans un communiqué de condoléances pour Khamenei : "Nous accomplirons notre devoir de faire face à l'agression", affirmant son attachement à "la scène d'honneur et de résistance et à la lutte contre le tyran américain et le crime sioniste pour défendre notre terre".
Il a ajouté que l'opération d'assassinat de Khamenei et de plusieurs dirigeants iraniens représente "le summum du crime et une honte pour l'humanité tout entière".
Malgré les menaces, le Hezbollah n'est pas intervenu militairement depuis le début de l'attaque, mais a organisé un rassemblement pour ses partisans dans la banlieue sud de Beyrouth, sous le slogan "Loyauté au grand leader et soutien à l'Iran", et a appelé à la récitation du Coran et à l'organisation de conseils de deuil dans les mosquées et les husseiniyas.
Dans un communiqué ultérieur, le parti a souligné la poursuite de sa résistance, et a affirmé "avec force et fermeté aux côtés de la République islamique, de sa direction, de son gouvernement, de sa Garde révolutionnaire, de son armée et de son peuple comme il l'a toujours fait dans toutes les échéances et les crises, pour vaincre les arrogants et les tyrans agressifs jusqu'à atteindre la victoire finale complète".
L'agence nationale d'information libanaise a rapporté que des roquettes ont été tirées depuis le sud du Liban vers Israël dimanche, accompagnées d'explosions et de survols d'avions de chasse israéliens pour poursuivre et abattre des drones au-dessus des territoires libanais.
Par mesure de précaution, l'ambassade américaine au Liban a annoncé la fermeture de ses portes lundi, sans préciser les raisons.
Pour sa part, le président libanais Joseph Aoun a déclaré lors d'une réunion du Conseil supérieur de la défense que "la décision de guerre et de paix appartient uniquement à l'État libanais, et elle s'exerce par ses institutions constitutionnelles", dans un contexte de craintes d'une intervention du Hezbollah utilisant son arsenal de roquettes lourdes et à longue portée contre Israël.
Il convient de noter que le parti n'a pris aucune mesure militaire pendant l'attaque israélienne contre l'Iran en juin dernier, qui a impliqué des frappes sur des sites nucléaires iraniens avec la participation américaine.
En revanche, le président américain Donald Trump a prévu que l'opération militaire contre l'Iran pourrait se prolonger jusqu'à quatre semaines, ce qui indique une escalade potentielle dans la région.