Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a critiqué aujourd'hui, mardi, l'attaque menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"erreur politique catastrophique" qui aurait pu être évitée.
La position de Steinmeier sur l'attaque
Steinmeier a affirmé que la guerre contre l'Iran n'était pas nécessaire, soulignant que Téhéran n'avait jamais été aussi éloigné de la possession d'une arme nucléaire qu'aujourd'hui, après l'accord nucléaire de 2015, auquel il a participé en tant que ministre des Affaires étrangères à l'époque, avant que l'ancien président américain Donald Trump ne l'annule.
Appel au réalisme et au respect du droit international
Le président allemand a insisté sur la nécessité d'adopter une approche pragmatique en matière de politique étrangère, tout en respectant le droit international, déclarant : "Nous devons nous concentrer sur nos intérêts fondamentaux... mais le réalisme signifie que nous ne devons pas nous incliner".
Les négociations américano-iraniennes
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johan Wadephol, a estimé que l'annonce de Trump concernant des négociations avec l'Iran pourrait représenter un "tournant" dans le conflit qui dure depuis près d'un mois. Il a ajouté que ces négociations, bien que officiellement niées par Téhéran, se déroulent de manière indirecte et constituent un signe positif pour une éventuelle désescalade.
Le délai de Trump et les moyens de contenir le conflit
Wadephol a précisé que le délai de cinq jours fixé par Trump avant toute attaque potentielle contre les installations iraniennes est une "bonne période", car elle laisse le temps pour d'éventuelles négociations, affirmant que la solution militaire n'est pas envisageable et que les solutions diplomatiques sont le seul moyen de mettre fin à la crise.
L'importance de poursuivre le dialogue
Le ministre allemand a souligné que la poursuite du dialogue entre les États-Unis et l'Iran, quelle que soit la manière dont elle commence, même si elle est "fragile", constitue une première étape vers la containment du conflit, appelant toutes les parties à s'efforcer de garantir la prospérité de cette avancée et de contrôler l'escalade du conflit.