Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les décès dépassent les naissances en France

La baisse du taux de fécondité et ses conséquences
Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le taux de fécondité a chuté à 1,56 enfant par femme, le niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale, et inférieur au niveau requis de 1,8 pour garantir la durabilité du financement des retraites. Cette baisse survient après une diminution notable des taux de natalité depuis la pandémie de Covid-19.
La France s'est toujours distinguée par une structure démographique plus forte par rapport aux autres pays de l'Union européenne, mais le pourcentage de personnes âgées devient un défi similaire à celui auquel sont confrontés d'autres pays du continent, notamment en ce qui concerne les dépenses publiques en santé et en soins de retraite.
Avertissements économiques
Le Cour des comptes national en France a averti le mois dernier que les transformations démographiques pourraient exercer une pression sur le budget public, avec un amincissement de la base fiscale et une augmentation des coûts des soins sociaux.
Selon l'économiste Philippe Crevel du Centre de recherche Cercle des économistes : “Avec le départ à la retraite des générations plus âgées nées dans les années 1960, on s'attend à ce que les pressions sur le marché du travail et le manque de main-d'œuvre s'aggravent dans les années à venir.”
Malgré les décès, la population continue de croître légèrement
Et malgré l'augmentation des décès, la population de la France a légèrement augmenté pour atteindre 69,1 millions d'habitants en 2025, soutenue par un afflux migratoire net d'environ 176 000 personnes.
Ces chiffres sont considérés comme un indicateur précoce de transformations démographiques profondes, pouvant nécessiter une réévaluation des politiques sociales et économiques futures pour garantir un équilibre entre la main-d'œuvre et le nombre de retraités en France.