Le ministre des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdel Atti, a déclaré aujourd'hui samedi qu'il n'était pas acceptable d'établir une égalité entre l'armée nationale soudanaise et les institutions de l'État d'une part, et toute milice illégale d'autre part, affirmant le rejet catégorique du Caire de tout chemin pouvant mener à la division du Soudan.
Abdel Atti a souligné la nécessité de retirer tous les mercenaires du Soudan et d'arrêter le soutien aux milices ainsi que l'afflux d'armes vers elles, considérant que la situation actuelle est inacceptable pour l'Égypte, et que Le Caire a des “lignes rouges” qui seront traitées par une réponse ferme si elles sont franchies.
Il a également mentionné l'existence de mouvements régionaux et internationaux pour élaborer une feuille de route incluant une trêve en vue d'un processus politique global.
Concernant le dossier somalien, le ministre a affirmé l'importance de préserver l'unité de son territoire, annonçant l'intention de l'Égypte de déployer des troupes dans le cadre de la mission de l'Union africaine pour la stabilité là-bas.