Des chercheurs d'Édimbourg transforment les déchets plastiques en médicament pour traiter la maladie de Parkinson de manière innovante

Des bouteilles d'eau au médicament contre Parkinson : comment se fait la transformation ?
L'équipe de recherche s'est concentrée sur le plastique PET utilisé dans les bouteilles d'eau à usage unique, et a innové deux processus principaux :
1. Décomposition :
Les déchets plastiques sont décomposés en leurs composants chimiques de base, avec extraction de l'acide téréphtalique (TPA).
2. Conversion biologique :
Des souches de laboratoire de bactéries E. coli ont été conçues pour consommer l'acide téréphtalique et convertir le carbone extrait du plastique en lévodopa médicamenteuse.
L'importance de cette découverte : durabilité et médecine ensemble
L'industrie traditionnelle de la lévodopa repose sur des produits chimiques dérivés du pétrole, tandis que cette nouvelle technique :
Réduit la dépendance aux combustibles fossiles.
Gère les déchets par le recyclage amélioré (Upcycling), où le plastique devient une ressource précieuse au lieu d'un fardeau environnemental.
Perspectives d'avenir : économie circulaire et production de médicaments à partir des déchets
Bien que cette technique soit encore à l'étape de preuve de concept en laboratoire, le chercheur Stephen Wallace souligne les énormes potentialités, citant la transformation antérieure par la même équipe du plastique PET en médicament paracétamol.
Cette innovation renforce l'idée d'économie circulaire, où les déchets sont utilisés comme source de carbone pour produire des médicaments biologiques, au lieu d'être jetés dans des décharges ou des océans.
Adoption mondiale et encouragement des institutions de recherche
Le Conseil de recherche en ingénierie et sciences physiques (EPSRC) a salué ce travail, le considérant comme un modèle de la manière d'exploiter l'ingénierie biologique pour relever les défis environnementaux et sanitaires.
Bien que cette méthode à elle seule ne mettra pas fin à la crise des déchets plastiques de 100 millions de tonnes par an, elle représente un grand pas vers l'intégration de la santé publique avec la protection de l'environnement.