Drame syrien audacieux pendant le Ramadan 2026… Des œuvres révélant les coulisses de l'ère du régime des Assad

Les sociétés de production cherchent à présenter des œuvres qui dépassent les cadres traditionnels, à travers un récit réaliste traitant de l'impact de cette période sur la société syrienne avec des approches humaines et politiques variées.
« Sortie vers le puits »… Lecture dramatique du dossier des prisons
La série « Sortie vers le puits » se distingue comme l'une des œuvres les plus attendues, s'inspirant des événements de la prison de Saydnaya en 2008.
L'œuvre est écrite par Samer Radwan et réalisée par Mohamed Lotfi, et propose une approche psychologique et sociale des conséquences de la répression à l'intérieur et à l'extérieur des prisons.
Le rôle principal de la série est interprété par l'artiste Jamal Suleiman dans le rôle de « Sultan », aux côtés de Mazen Al-Natour dans le rôle de « Abu Al-Harith », et l'œuvre s'appuie sur une proposition dramatique calme qui met l'accent sur les aspects humains loin des scènes choquantes.
« La joie du fou »… Corruption après la guerre
La série « La joie du fou » présente une vision différente, abordant la période entre 2022 et 2024, révélant un réseau de corruption s'étendant des quartiers populaires aux institutions de justice.
L'œuvre est écrite par Alaa Mahna et réalisée par Saif Al-Din Sbeih, avec la participation de Slava Mahran, Abed Fahd et Bassam Yakhour, et se compose de 30 épisodes mettant en lumière les transformations sociales et psychologiques résultant des années de guerre et des crises économiques.
La série « La famille du roi » se concentre sur la relation entre l'argent et le pouvoir avant le déclenchement de la révolution syrienne, à travers l'histoire du commerçant damascène Jabri Al-Malik, qui s'élève socialement grâce à des alliances avec des familles influentes.
L'œuvre est réalisée par Mohamed Abdelaziz et met en vedette Saloum Haddad, et examine l'interaction entre les intérêts familiaux et l'influence politique et sécuritaire.
« Les Syriens ennemis »… Documentation dramatique de quatre décennies
La série « Les Syriens ennemis » tente de présenter une lecture dramatique d'une longue période de l'histoire de la Syrie, s'étendant sur environ 40 ans, depuis le mouvement de correction en 1970, en passant par le massacre de Hama en 1982, jusqu'aux événements de 2011.
L'œuvre se concentre sur trois personnages principaux, incluant un officier de l'armée et deux frères de milieux professionnels différents, tout en mettant en lumière les conséquences de ces événements sur les individus et la société.
« Le César n'a ni lieu ni temps »… Documentation des tragédies des détenus
Quant à la série « Le César n'a ni lieu ni temps », elle aborde les histoires des détenus syriens à travers dix récits inspirés de faits réels, et examine les expériences de torture et la souffrance humaine à l'intérieur des prisons.
L'œuvre est réalisée par Safwan Naimo, et met en vedette plusieurs stars de la dramatisation syrienne, dont Ghassan Massoud, Saloum Haddad, Sabah Al-Jazaeri et Samer Ismail, tandis que l'artiste Assala Nasri interprète le générique de l'œuvre.
Saison dramatique différente
Ces œuvres reflètent une nouvelle tendance dans la dramatisation syrienne vers un traitement plus audacieux de la réalité politique et sociale, dans une tentative de relire une période historique qui a laissé des traces profondes sur la société, avec des attentes selon lesquelles la saison du Ramadan prochain sera largement suivie.