Bangladesh : La stratégie des minorités propulse Tariq Rahman vers une victoire écrasante aux élections législatives
February 15, 202688 VuesTemps de lecture: 2 minutes

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Tariq Rahman, président du Parti national du Bangladesh, a remporté une victoire retentissante aux élections législatives, son parti obtenant 209 sièges sur 300, lors du premier scrutin depuis la "révolution de juillet 2024" qui a mis fin au règne de Sheikh Hasina et à la domination de la Ligue Awami pendant 15 ans.
La carte des minorités décisive
La politique du parti envers les minorités a été un facteur déterminant dans cette victoire, Tariq Rahman ayant rassuré les hindous, bouddhistes et chrétiens – qui représentent environ 10 % de la population – qu'ils sont des citoyens égaux en droits, et non simplement un "réservoir électoral".
Cela s'est traduit par une augmentation de la participation dans des circonscriptions à forte densité de minorités comme Dhaka, Chittagong et Khulna, ce qui a contribué à faire pencher la balance en faveur de Tariq Rahman face à ses concurrents, y compris la Jamaat-e-Islami.
Des mesures pour renforcer la citoyenneté inclusive
Le parti a adopté la charte de juillet 2026, qui a été approuvée lors d'un référendum concomitant aux élections, et qui stipule une redéfinition de la citoyenneté sur une base nationale inclusive, transformant le parlement en une assemblée constituante dans les 180 jours pour rédiger une nouvelle constitution.
Tariq Rahman a également renforcé son image de leader par des visites aux temples et des rencontres avec des leaders religieux, ainsi qu'un discours axé sur l'État des institutions et le développement, en ciblant les jeunes à travers des programmes économiques qui favorisent le développement et remplacent le terme "minorités" par "Bangladais égaux" pour approfondir le sentiment de citoyenneté.
Défis persistants
Malgré sa victoire écrasante, Tariq Rahman fait face à plusieurs défis, notamment la présence de groupes extrémistes au parlement, les difficultés de rédaction de la nouvelle constitution, ainsi que la crise des réfugiés rohingyas avec l'afflux de plus de 1,2 million de réfugiés en provenance du Myanmar, ce qui représente un fardeau économique et sécuritaire important pour le pays.