Après l'assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi : son équipe demande une enquête urgente et l'envoyée spéciale de l'ONU reste silencieuse

Dans une démarche escalatoire, l'équipe politique de Saïf al-Islam Kadhafi a critiqué l'envoyée spéciale de l'ONU en Libye, Hanna Titi, après qu'elle ait manifestement ignoré son rôle prépondérant dans le processus de dialogue et de réconciliation nationale en Libye.
Cette critique est survenue dans une lettre adressée à Titi après son dernier briefing devant le Conseil de sécurité, où elle s'est concentrée sur les questions juridiques concernant Saïf al-Islam en tant que personne recherchée par la Cour pénale internationale.
L'équipe a déclaré dans sa lettre : "La mission des Nations Unies a été en contact constant avec Saïf al-Islam et son équipe politique au cours des dernières années, où il a contribué de manière efficace aux tentatives de résoudre le blocage politique, et a soutenu de manière sérieuse les voies de dialogue structuré et la feuille de route", affirmant que l'accent mis par Titi sur sa question juridique à un moment sensible est un déni de son rôle positif sur la scène politique libyenne.
Cependant, l'incident le plus controversé a été l'assassinat de Saïf al-Islam le 3 février 2026 dans sa résidence à la ville de Zintan, dans des circonstances qui restent floues.
Alors que les autorités poursuivent leurs enquêtes, l'équipe politique de Saïf al-Islam a demandé une clarification transparente sur les circonstances du crime, qu'elle a qualifié de "crime d'assassinat ayant de graves conséquences sur le processus politique".
Il est surprenant que le briefing de Titi devant le Conseil de sécurité n'ait inclus aucune condamnation explicite de cet assassinat, ce qui a suscité l'étonnement de l'équipe qui a jugé ce silence inacceptable, d'autant plus que l'incident représente une menace directe pour le processus de paix et de réconciliation nationale.
Dans son commentaire, Titi a appelé à une enquête urgente et transparente sur l'incident.
Saïf al-Islam, qui était revenu sur la scène politique en 2021 après une absence de plusieurs années, avait vu ses ambitions politiques se réaliser avec sa tentative de candidature à l'élection présidentielle.
Bien que les élections de cette année-là aient échoué, sa présence politique a continué de manière forte à travers son équipe qui a fermement soutenu les efforts de réconciliation nationale, où il était promu comme l'un des visages marquants de ces efforts, malgré les demandes continues de la Cour pénale internationale pour son extradition.
Au milieu des demandes populaires croissantes de divulgation des résultats de l'enquête sur son assassinat, la grande question demeure sur l'entité derrière cette attaque, et si l'incident affectera les perspectives de règlement politique dans le pays.